Une décision choquante a été prise par certaines inspections de la Fonction publique, à l’égard des enseignants, licenciés après leur recrutement et promotion au poste de professeur de l’enseignement primaire et professeur de l’enseignement fondamental, a-t-on appris auprès du SG de l’Union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation (Unpef).
En effet, des enseignants des cycles primaire et moyen sont appelés par certaines inspections de la Fonction publique à rembourser les augmentations de salaires qu’ils ont touché plusieurs mois après leur promotion au poste de professeurs.
“Ces enseignants sont victimes d’une situation contradictoire», peut-on lire, dans le communiqué de l’Unpef. Pis encore, ces enseignants qui ont été classés aux catégories 11 et 12, se sont vus dégradés aux catégories 10 et 11. Selon la même source, ces enseignants ont été en effet, appelés à restituer les incidences financières dont ils ont bénéficié durant la période de leur promotion. La raison : des inspections de la Fonction publique dans certaines wilayas du pays, refusent de signer le nouveau statut de ces enseignants, tout en se référant à un décret ministériel datant du 16/09/2009, portant la liste des compétences et diplômes exigés pour le recrutement et la promotion dans les échelons de l’éducation nationale.
Cette décision, précise le communiqué a été prise nonobstant l’article 44 du décret 315/08 portant statut particulier des fonctionnaires du secteur de l’éducation nationale, qui stipule que “les enseignants du primaire licenciés après leur recrutement sont promus au poste de professeurs de l’école primaire”.
Pour illustrer ses propos, le SG de l’Unpef explique que “ces enseignants ont le droit à la promotion sans aucune condition, étant donné qu’il s’agit d’une promotion et non pas d’un recrutement”.
Ce qui intrigue encore ces enseignants, c’est que “tandis que certaines inspections de la Fonction publique refusent de reconnaître ces promotions, certaines directions de l’éducation adressent des correspondances aux directeurs des écoles primaires, leur demandant de procéder à la promotion des enseignants licenciés de l’enseignement supérieur ou détenant un diplôme équivalent”.
Ainsi donc et devant cet état de fait, cette organisation syndicale dénonce vigoureusement cette “contradiction flagrante», en se demandant “si les enseignants ont une seule ou plusieurs tutelles et directions de la Fonction publique”.
Après son intervention auprès du ministère de tutelle, l’Unpef informe que la tutelle autorise les professeurs de l’enseignement fondamental à bénéficier de transfert dans d’autres wilayas. Ce qui n’était pas le cas par le passé en raison des lacunes du décret 315/08.
Aussi, une autorisation exceptionnelle avec un texte de loi a été décidée au profit des fonctionnaires voulant s’installer dans les wilayas d’exercice de leur époux, transférés pour les besoins de travail. L’Unpef réclame dans ce sens, à ce qu’une solution adéquate en faveur des enseignants soit trouvée à cette situation.
Lemya Ouchenir
