Les provisions budgétaires allouées à la commune d’Ighram dans le cadre de l’exercice 2010, des plans communaux de développement (PCD), s’élèvent à 30 millions de DA. “C’est largement insuffisant pour rattraper les retards accumulés” estime le maire, M.Ibaliden en l’occurrence. Le P/APC relève au passage, la révision à la baisse de ces deniers publics par rapport à l’exercice écoulé qui a vu l’APC bénéficier d’une autorisation de programme de 35 millions de DA.
Pour l’exercice courant, l’essentiel des crédits sera affecté à la réhabilitation des routes. “Nous avons voulu sauvegarder l’investissement qui a été déjà réalisé dans ce domaine, lors des exercices précédents», explique le maire en précisant que près de 80 % du budget sera englouti par le réseau routier.
Les opérations projetées couvrent l’aménagement des fossés bétonnés sur un tronçon de la route faisant jonction entre les villages Taslent et Tighilt Makhlouf, le bitumage du chemin communal reliant Irsen et Ighil Nacer ainsi que le revêtement de certaines pistes.
Il est par ailleurs prévu le bétonnage des ruelles du village Tizi Maâli.
L’AEP a bénéficié d’une seule opération en rapport avec la réfection de la conduite desservant les villages El Mechta et Tazaghart. “Notre commune à l’image de toutes les circonscription rurales est réduite à faire du soupoudrage pour satisfaire ne serait-ce qu’une infime partie des besoins basiques de la population. C’est un douloureux dilemme face à des moyens rudimentaires et des besoins en perpétuelle augmentation», analyse un citoyen du chef-lieu, commerçant de son état.
N. M.
