Yanis Oudjedi est un jeune chanteur qui veut faire beaucoup de choses dans le monde artistique. Doué et motivé il espère aller très loin dans ses multiples quêtes.
Oudjedi est né le 30 juillet 1987. Dès sa tendre enfance, il est captivé par tout ce qui est culturel. Fils du célèbre poète et parolier du groupe Akfadou, Yanis s’inspire des œuvres de son père et ne tardera pas à tenter de voler de ses propres ailes. Le jeune artiste est fasciné par le monde fabuleux de la chanson dès l’âge de 14 ans. En 2004, il a eu une guitare comme cadeau d’anniversaire, et depuis, le grand rêve se forge petit à petit. C’est durant cette année que le chanteur en herbe commence à composer ses premières mélodies. C’est à cette période que la première chanson a vu le jour Aâyigh, (La lassitude). «Je suis très influencé par Lounis Aït Menguellet. Je préfère les orchestres légers. La guitare prendra une place très importante dans mon style. J’ai connu très jeune le monde de l’art, grâce à mon père et à mon oncle Tahar Oudjedi (un grand chanteur mort à la fleur de l’âge, dans des conditions tragiques en 1991 à Lyon, en France) », nous dit le modeste compositeur, qui n’a pas le grosse tête, préférant se faire tout petit.
En 2005, Oudjedi se produit à la cité universitaire Aboudaou de Béjaïa. Invité par l’association «Les amis de culture», le chanteur enchante un public qui le découvre pour la première fois. Une année après, en 2006, il chante lors d’un vibrant hommage rendu à Tahar Oudjedi, dans la maison de la culture d’Akfadou, sur les hauteurs de la vallée de la Soummam. Yanis a participé à deux festivals durant cette année : celui d’Amizour «Ighenayen uzzekka», (les chanteurs de demain), et celui de Béjaïa, (Le festival de la chanson Amazighe). Les amoureux de la musique pourrant écouter la belle voix du chanteur dans une émission qui serra diffusée mercredi 14 janvier à la radio Soummam (intitulée les jeunes de la Soummam). Dans le proche avenir, Oudjedi sortira son premier album. Un rendez-vous est déjà fixé pour octobre 2009.
La musique est l’œuvre du talentueux artiste, quant aux paroles, elles sont de Khellaf Oudjedi, son père. «D times deg-i i yicaâlen», (Par le feu qui a pris en moi) / «Ixf-inu yergha», (mon âme et dans la douleur), «Chbigh amdan yedreghlen», ( je suis comme un aveugle), «Ur bnin wayra », ( tout a perdu sa saveur), «Asafu i k-serghen», ( L’enfer qui te brûle), « Ur yizgil ara » ( ne m’a guère épargné), « Imettawen-iw ur yezri yiwen » ( Mes larmes cachées), peut-on écouter dans l’une des plus belles chansons de l’album en question. En attendant de voir sa casette sur le marché Yanis Oudjedi continue de produire des œuvres exquises. Nous souhaitons bon courage à ce jeune artiste qui peut faire des choses merveilleuses.
Ali Remzi
