Après un mois de juin assez clément -la température n’a guère dépassé les 30°C-, certains se demandaient si l’hiver n’allait pas laisser place à l’été. « Il fait froid en juin, ce n’est pas normal », ne cessaient de répéter les citoyens. Juillet s’annonce excessivement chaud. Depuis vendredi dernier, le mercure ne cesse de monter jusqu’à atteindre les 45° à l’ombre. A Souk El Tenine et à Maâtkas rares sont ceux qui osent mettre le nez dehors entre onze et quinze heures. Il fait trop chaud.
Les Maâtkis voudraient bien se mettre dans l’eau, hélas le littoral ce n’est pas pour tout le monde. A l’exception de quelques personnes, qui elles, peuvent s’offrir des virées à la plage, les autres sont contraintes de subir les caprices de Dame Nature.
Avec des pics de 45°C, le manque terrible d’eau, car dans cette région, l’eau ne coule que rarement, quelques heures par semaines seulement, inutile de préciser que beaucoup ne peuvent même pas prendre un bain pour se râffraichir et éliminer les sueurs de la journée. Car l’eau se fait toujours rare dans cette région de la Kabylie.
Bien entendu, les citoyens voudraient bien profiter des bienfaits des piscines, hélas, dans toute la région sud aucune piscine n’existe. Du coup, les jeunes sont contraints de faire une croix sur la natation et la fraîcheur de l’eau. De toutes les manières, les citoyens et notamment les plus vulnérables, à savoir les vieux, les enfants en bas âge et les malades chroniques sont malmenés par ces excessives hausses de la température. Heureusement que cette canicule prendra fin aujourd’hui lundi selon les prévisions météorologiques.
C. Hocine
