La prochaine rentrée scolaire 2010-2011 risque d’être mouvementée et agitée. Après la menace faite par le Conseil des lycées d’Algérie (Cla) et le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), de perturber la prochaine rentrée scolaire en raison de l’annulation de l’effet rétroactif des primes des enseignants, c’est autour des enseignants contractuels de monter au créneau.
Le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) a, en effet, brandi la menace de reprendre la protesta dès la prochaine rentrée scolaire.
Réunie avec le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, la présidente du CNEC déplore le fait que cette rencontre s’est terminée en queue de poisson. “La rencontre avec le SG de la tutelle n’a pas été fructueuse, et aucun résultat positif ne s’annonce à l’horizon», fulmine notre interlocutrice. Néanmoins, le SG du département de Benbouzid leur a promis de régler le problème des retards sur salaire, et ce, sans se prononcer sur la date.
La présidente du CNEC croit dur comme fer que seule une action d’envergure leur permettra d’arracher leur droits. “Seul un mouvement de protestation nous permettra de satisfaire la plateforme de revendications de près de 40 000 enseignants contractuels qui sont menacés de chômage à chaque rentrée scolaire», a-t-elle affirmé.
Celle-ci a regretté le fait qu’“aucun terrain d’entente n’a été trouvé pour conduire la situation lamentable des enseignants contractuels au dénouement”. Cette dernière estime que “c’est inadmissible, le fait que les enseignants contractuels, dans la majorité comptent de 4 à 12 ans d’ancienneté se trouvent dans l’obligation de passer le concours de recrutement au même titre que les nouveaux diplômés”. Elle a, dans ce contexte, demandé au ministère de tutelle, à ce qu’il prenne en compte les années d’enseignement assurées par ces derniers. “L’expérience des enseignants contractuels pourra certainement être bénéfique au secteur de l’éducation, qui souffre d’un déficit d’enseignants dans certaines matières, à travers quelques wilayas du pays, à l’image de la philosophie, les mathématiques et la langue française», a fait remarqué la même source.
Il y a lieu de signaler que les enseignants contractuels envisagent de réfléchir à un mouvement de protestation en marge de leur conseil national qui aura lieu juste après l’organisation des réunions de bureaux de wilayas prévues constamment.
Dans la plateforme des revendications des enseignants contractuels figure : “L’intégration des enseignants contractuels employés avant le 31 décembre de l’année en cours, et l’intégration de ceux qui ont exercé une année d’emploi, et enfin la réintégration des enseignants contractuels exclus abusivement. ”
Lemya Ouchenir
