La JSBM, ce club d’athlétisme créé en 2005, n’a que la volonté de ses dirigeants et le talent de ses athlètes pour continuer à exister sur l’échiquier sportif régional. Dans cet entretien, son président, Hocine Messaoud, professeur d’éducation sportive, nous décortique la situation de ce club, le seul de la commune rurale de Béni Mellikèche, dans la daïra de Tazmalt.
La Dépêche de Kabylie : Pouvez-vous présenter la JSBM à nos lecteurs ?
Hocine Messaoud : La JSBM est un club formateur de jeunes talents qui englobe en son sein quelque 15 athlètes (garçons et filles) compétitifs. La preuve, plusieurs consécrations locales et régionales ont été décrochées cette saison, notamment par Achiou Hafid, Bellil Yougourthen, Benhamouche Mahrez, Kermi Ghozali et Djaoudène Rezkia, la vitrine du club. Ainsi, nonobstant un manque cruel de moyens, nous continuons à travailler rien que pour l’amour de cette discipline qui attire de plus en plus de jeunes qu’on ne peut donc laisser tomber.
En d’autres termes, la JSBM constitue un réservoir de jeunes talents qu’il va falloir bien prendre en charge et ne pas les laisser être gagnés par le désespoir et l’oisiveté.
Et si on revient à vos moyens financiers et autres ?
Pour la question d’infrastructures sportives, je ne le vous fais pas dire, nous sommes une commune déshéritée et donc dépourvue même de moyens financiers. Une aide est nécessaire sur ce plan. Heureusement qu’il y a cette dynamique association de Sidi El Mouffek qui ne nous a jamais «oubliés», notamment Badji Zoubir, son président, et Nacer Ziane, un membre important et dévoué qui sont toujours à nos côtés à chaque fois qu’on les sollicite. Je n’oublierai pas, bien sûr, de parler des subventions de la DJS et de l’APW qui nous sont d’un grand apport, mais qui restent insuffisantes pour couvrir tous nos besoins et réaliser d’autres objectifs à l’avenir. Je dois dire, enfin, que cette commune, qui a tant donné pour le pays, mérite un meilleur sort, notamment cette jeunesse avide de loisirs et de détente.
B. Ouari
