A Draâ El-Mizan, les maraîchers ne s’aventurent plus à investir dans les cultures maraîchères pour diverses raisons. A commencer par le manque d’irrigation.
Car depuis la potabilisation de l’eau du barrage, personne n’est autorisé à l’utiliser pour l’irrigation.
En plus, le réseau déjà réalisé au début des années 1980 n’est plus fiable. Ceci rend donc l’irrigation par gravitation impossible.
A quoi s’ajoute la vétusté des moto pompes. Par contre, du côté de Aïn Zaouïa où existe un autre barrage, les cultures maraîchères sont bel et bien lancées.
Tout le long de la RN 30 vers Boghni, on voit déjà des dizaines d’hectares de toutes sortes de cultures: haricots verts, melons et pastèques.
Ces exploitations ont un intérêt important pour la région. Tout d’abord, pour le moment, elles permettent aux travailleurs saisonniers de gagner un petit salaire.
Ensuite, il ne faut pas oublier que les prix baissent au moment des différentes récoltes, notamment les haricots verts et la pastèque. L’exploitation des barrages et des retenues d’eau de la région donnera un essor certain pour cette sorte d’agriculture dans toute la vallée.
Même si certains n’arrivent pas à l’optimaliser, ces petits maraîchers réussissent tout de même à faire baisser les prix de certains produits sur le marché des fruits et légumes.
A Boufhaima, une localité relevant de la commune de Draâ El-Mizan, les petits fellahs ne manquent pas, en dépit des entraves qu’ils rencontrent, à travailler leurs terres, en assurant tout d’abord, leur autosuffisance.
« Depuis la remise en place de la digue qui avait éclaté au début de l’année 2000, et depuis que la retenue est remplie d’eau, nous arrivons tout de même à cultiver nos potagers et autres lopins restés en jachères depuis des années. On mange et on vend le reste. Mais, il nous faut des aides pour aspirer à développer au mieux toutes ces cultures », nous a dit un fellah d’Azrou N’Tamarth.
Amar Ouramdane
