M’chedallah Investissement / D’importantes richesses ignorées

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L’argument de la crise économique derrière lequel l’on s’est réfugié étant définitivement écarté par la manne financière historique provenant des hydrocarbures ces dernières années, rien ne justifie désormais, la non exploitation des richesses importantes et diverses de la daïra de M’chedallah, dont la quasi-totalité des six communes ne fonctionnent que grâce aux subventions attribuées au compte-gouttes par la wilaya ; des communes qui croulent sous le poids de dettes, alors que leurs sous-sols respectifs renferment des richesses qui sont loin d’être négligeables, capables de résoudre définitivement les problèmes financiers de l’ensemble de ces communes.

Le peu d’intérêt qu’on accorde à ces richesses s’explique par leurs méconnaissances par ceux-là même, auxquels revient le devoir de les mettre en valeur.

Aucun responsable n’a envisagé de lancer une quelconque exploration, ne serait-ce que pour détecter les lieux où se trouvent les gisements de terre glaise de M’chedallah au lieudit “Vouheven” dans le village d’Ath Ivrahim ; testé en laboratoire, le gisement de ce lieu, répond à toute les normes requises pour l’exploitation de tout ce qui est produit rouge, telles briques, tuiles et dans une large mesure la poterie.

Il y’a aussi le gisement de sel de première qualité à Tamellaht dans la commune d’Ahnif et une autre inestimable richesse, qu’est la pierre bleue et qui attend d’être exploitée dans la commune d’El-Adjiba, citons enfin, la richesse dominante que sont les importantes réserves hydriques des communes de Saharidj et Aghbalou, situées en haute montagne sur les flancs sud du massif de Lalla Khadidja qui renferment l’une des plus importantes nappes phréatiques à l’échelle nationale, avec une spécificité de taille, la plupart des sources de ces deux communes sont à caractère minéral et dont le produit est prêt à la mise en bouteille, ne nécessitant aucun traitement, comme celle se trouvant dans la commune de Chorfa que l’on dénomme “El Aïnser El Gazouse” c’est souligner on ne peut mieux la qualité de cette eau.

A toutes ces richesses, s’ajoutent celles de milliers d’hectares de terres agricoles fertiles, irrigables à l’image, des légendaires plaines d’Oughazi, ces terres sont abandonnées et ne produisent que des… ronces et épines, elles ne servent même pas aux pâturages ; des terres à partir desquelles se sont enrichis des dizaines de colons de l’ex Maillot.

Sur ces mêmes lieux, se trouve à l’heure actuelle, une infrastructure de… l’Algérienne des eaux (ADE), étroitement entourée par des vergers d’arbres fruitiers appartenant à la ferme semencière et qui se meurent, faute d’être irrigués, cela est un exemple révélateur, l’Algérie qui était le premier importateur mondial de blé après avoir servi durant plusieurs générations de… “Grenier” à l’Europe.

Au lieu de continuer à injecter des enveloppes colossales dans des programmes exagérément appelés développement rural, infructueux aussi bien les uns que les autres, ne pense-t-on pas qu’il est grand temps de s’orienter plutôt vers l’exploitation de ces divers gisements dormants, d’autant plus, qu’à l’heure actuelle, toutes les conditions favorables sont réunies tel que :disponibilité de moyens financiers, recul sensible du terrorisme et mieux encore, la mise en service de l’Autoroute qui tiendrait un rôle important pour l’exploitation de ces gisements inépuisables.

Notons enfin, que c‘est un investissement à long terme et qui en plus, absorberait, un chômage tenace et galopant.

Oulaïd Soualah

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