Melbou : Sites historiques et touristiques enchanteurs restant encore dans l’ombre

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Melbou est une commune qui détient des endroits touristiques des plus ensorcelants dans la wilaya de Bgayet à l’instar d’autres stations balnéaires. Son relief est constitué de forêts, riches en faune et flore, de montagnes, de pacages et d’Oueds…

De formidables côtes et merveilleuses plages attirent de nombreux d’estivants chaque année, ainsi que de belles montagnes offrant à la fois des vues sur mer et sur d’autres localités limitrophes… C’est tout simplement l’embarras du choix, pour cette destination touristique dans cette station balnéaire blottie au pied des plus basses montagnes des Babors qui surplombent la meilleure plage de Bgayet et la plus prisée de la corniche d’Or. Des sites historiques et touristiques, pouvant faire de la commune une région à grande attraction touristique, restent encore dans l’ombre.

Citons à titre d’exemple la fameuse historique grotte de l’homme d’Afalou bou Rhummel, qu’ont habité les homos sapiens. Sise à quelques encablures seulement du chef-lieu communal, ce site historique de renommée internationale, est creusé à même la falaise à une vingtaine de mètres en amont de la RN 43, reliant Jijel à Bgayet. Les premières recherches ont été effectuées, sur les lieux en 1927 et ont menées à la découverte d’ossements humanoïdes. Des années après, le professeur Slimane Hachi, directeur général du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques (CNRPA)qui a dirigé une équipe de CRAPE, dans les années allant de 1982 à 1983, a poursuivi les recherches pour enfin découvrir plusieurs outils en pierres taillées et ainsi que des ossements dont le squelette d’un homme âgé de près 16 000 ans. C’est l’homme d’Afalou bou Rhummel, issu de la famille des Mechta.En somme, Melbou a beaucoup d’atouts pour séduire et retenir, dans ses bras, les amoureux de la nature. Des paysages panoramiques qu’offre la Nature sauvage dont les Oueds, mini cascades, les rivières, et lacs qui se conjuguent sous un ciel chatoyant et des rayons du soleil en ce merveilleux temps d’été. En effet, à quelques kilomètres, par exemple, au sud du chef-lieu communal, nous découvrons des sites enchanteurs dont la nature est encore sauvage.

De l’Oued Aguerioune qui s’entrecroise avec celui de Boulezazène au village de Tikhribine qui surplombe le mont de Msaâda, faisant face aux Babors, jusqu’à Tamda n Sabaâ Ighunam, sise aux limites avec la localité de Laâlam (Tamridjet), le visiteur aura à découvrir aussi les principaux emplacements de Dame Nature à l’image de Boulezazène, Mdjounes, Taremant, et Gar t durar (entre les montagnes). Ce dernier merveilleux site, est l’unique dans la région voire même dans la wilaya, qui demeure non exploité et méconnu. Les habitués estiment qu’il pourra devenir désormais une véritable niche touristique si on l’exploite. Un endroit paradisiaque formé par la rencontre de deux montagnes (Mdjounès et Bouhaloumène) dont une eau douce et resplendissante coule des hauteurs des Babors pour former des mini-cascades et des lacs où l’on se baigne. « Un simple aménagement pour pouvoir accéder en toute sécurité dans cet endroit suffira pour faire de lui un lieu touristique de renommée internationale. Et puis son exploitation contribuera au développement local de la commune « , telle est l’idée que partagent l’ensemble des citoyens de la contrée, notamment ceux de Boulezazène et Taremant, les plus proches dudit site. Outre, l’endroit est riche en faune et flore ; toutes sortes d’oiseaux et de singes y vit. Le touriste se sentira, tout simplement, dans un paradis-sur-terre. Pour étancher sa faim, il peut goûter à plusieurs sortes de plantes et fruits à l’exemple des thymus, framboises, figuiers, grenadiers&hellip,; etc. Quant à sa soif, rien à craindre, il y existe une dizaine de sources naturelles avec un tas à côté. Une vie que tout le monde, souhaite en ces jours de canicule. Cette année encore, un flux de touristes, entre jeunes, couples et familles s’y rend pour des visites. On est subjugué par cet Eden calme et frais. Vers le soir lors de leur retour, ils admirent le coucher du soleil. Ils deviennent en fait impatients de revenir le lendemain. Pour s’y rendre, il existe deux chemins : l’un en passant par le quartier Ahriq et l’autre par Boulezazène. Ce dernier assure une route plus proche et plus aventureuse. Passant ce village à 20 h, le visiteur pourra découvrir la région qui s’ouvre sur les montagnes des Babors du Sud et sur la mer Méditerranée et la ville de Souk El Tenine de l’ouest. Il pourra cependant s’aventurer en toute liberté car il y a la rivière, des lacs de baignade, des endroits pour la pêche et d’autres pour s’y reposer et prendre son déjeuner en famille. Il importe de noter que, l’ouverture de la route intercommunale Laâlam (Tamridjet)-Melbou passant par Bouhaloumen, participera au désenclavement de la région, et offrira d’autres chances aux visiteurs pour mieux découvrir l’endroit et d’autres restant encore dans l’ombre.

Reportage réalisé par

Mounir Outemzabt

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