80% des oliveraies « sinistrées »

« Sur une superficie totale de 10 667 ha complantée d’oliviers dans les cinq communes précitées, la commission a estimé que 10 221 ha auraient été sinistrés soit un taux de 80%. Quant aux autres cultures, les dégâts occasionnés ne sont pas tellement importants : au village Takaâtz, 3 serres maraîchères ont été détruites dans la ferme Belamri et dans la commune de M’cisna, 3 poulaillers ont eu les toitures partiellement effondrées », selon M. Talantikit, responsable de la subdivision agricole de Seddouk. La commission chargée d’évaluer les dégâts causés par la tempête de neige du mois de janvier à l’agriculture dans les cinq communes (Béni Maouche, Bouhamza, Amalou, M’cisna et Seddouk) relevant des daïra de Seddouk et de Béni Maouche, est à pied d’œuvre, avons nous, en outre, appris auprès de la même source. « Hormis les demandes d’indemnisation relevant de l’apiculture dont le nombre ne dépasse pas une centaine, qui sont transmises au vétérinaire de la commune de Seddouk pour vérifier si réellement les essaims ont été décimés par les dernières chutes de neige. Les chiffres concernant les autres cultures sont connus et l’oliviers s’avère être le plus touché », estime notre interlocuteur. Toujours concernant l’olivier, « la commune de Béni Maouche a été la plus touchée de par la longévité de la durée des chutes de neige dont la couche qui s’était formée atteignait à certains endroits environs 80 cm », dira M. Louzazna, agent de vulgarisation agricole dans cette commune qui enchaîne : « Les demandes de déclaration des sinistres émanant des agriculteurs touchés par ce désastre affluent toujours vers nos services ». Des agriculteurs, quoique certains accueillant favorablement cette décision des pouvoirs publics, se disent : « outrés par le mutisme qui entoure le travail de cette commission qui n’a pas pris le soin de les associer ou du moins, les informer des modalités d’évaluation ». D’autres ont mis en évidence le facteur temps : « Les pouvoirs publics doivent agir vite pour nous attribuer les indemnités dans les délais impartis en reconduisant, dans le cas échéant, le plan national de développement rural agricole par des aides à la plantation de nouveaux sujets et les greffages sur les plants sauvages (azeboudj) déjà existants ». La période propice pour la régénération des vergers vient de démarrer et s’étalera sur deux ou trois mois et la pluviometrie nécessaire pour la stimulation des bourgeons serait très favorable cette année.

L. Beddar