On connaît toutes formes de pollution qui ne cessent de dégrader notre environnement: la pollution par les produits toxiques que l’on jette dans la nature, la pollution par l’aItération des eaux, la pollution par les ordures ménagères jetées n’importe où… lI y a une pollution que l’on évoque peu mais qui n’est pas moins dangereuse par les nuisances qu’elle cause: la pollution sonore ou la pollution par le bruit. Elle est provoquée par toutes sortes de bruits: le tintamarre incessant des véhicules automobiles, les avions dans les zones proches des aéroports, les machines qui creusent et qui défoncent à longueur de journée, les cris et le vacarme des voisins… Et, par dessus tout, il y a la musique. Où que vous soyez, dans les magasins, dans les établissements publics ou privés, dans les bus et même dans la rue, vous êtes assailli par les postes cassettes et les postes de radio qui diffusent, volume poussé à fond, tous les genres de musique. Même les portables se mettent de la partie : ça crie, ça miaule, ça gronde ! On a beau aimer la musique, on ne manque pas d’être agacé par l’intensité des sons : les interprètes ou les musiciens que l’on aime habituellement deviennent détestables et on les fuit comme on fuirait la peste ! Si beaucoup de bruits sont juste agaçants, d’autres peuvent se révéler dangereux pour la santé. Ainsi, il est prouvé que les intensités qui dépassent les 120 décibels peuvent provoquer des lésions irréversibles de l’oreille, voire la surdité. Quant au bruit que l’on reçoit durant le sommeil, il provoque, d’après les spécialistes, des effets stressants qui’à leur tour, peuvent engendrer des troubles d’ordre psychophysiologiques. ll est peut-être temps de lutter contre le bruit, voire de légiférer pour protéger nos pauvres oreilles !
S. Aït Larba
