C’est à croire que tous les travailleurs se sont donnés rendez-vous pour « déserter » leurs postes de travail. Les vacanciers préfèrent tous le mois de juillet pour évacuer la pression accumulée, douze mois durant.
Même si les administrations astreignent leurs personnels à un calendrier des congés annuels, le manque de personnel se répercute, tout de même, sur la vie des citoyens, contraints aux attentes devant les guichets. Au lieu de prendre des dispositions de nature à éviter de perturber le service, certains responsables expliquent ces carences par de laconiques « c’est la période des congés. Nous manquons de personnel ».
Les privés pour la plupart, semblent aussi découvrir les avantages d’un repos annuel durant la saison estivale. Loin de nous l’idée de contester un droit au repos, universellement reconnu. Cependant, certaines professions devraient se concerter et si possible élaborer un planning pour éviter de pénaliser leur clientèle. C’est le cas de nombreux médecins qui choisissent de partir en juillet, avertissant laconiquement leurs patients de la fermeture du cabinet « à compter du… « , une expression que l’on retrouve souvent, devant les immeubles. Les clients non instruits ou non informés, font souvent le pied de grue sur le trottoir, attendant le médecin qui n’arrivera pas. Ils ne repartiront, déçus, qu’après s’être informés auprès des voisins.
Comme nous l’avons constaté ces derniers temps, les portes closes ne sont plus l’apanage des médecins et autres dentistes. Cette fois, toutes les professions (menuisiers, mécaniciens…) s’y mettent. Espérons seulement que les boulangers ne décideront pas de nous fausser compagnie, durant le mois de carême.
A. O. T.
