Bouira : La voix

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“Je suis là !”. Vous interpelle une voix, dès que vous fermez la portière de votre voiture.

En fait, la voix en question vous avertit que la rue est gardée et, par voie de conséquence, vous devez préparer les vingts dinars du “parking”. Quand vous entendez pour la première fois cette voix et que vous regardez la tête du jeune qui vous interpelle, vous souriez et, de bon cœur, vous allez au-delà des 20 dinars en pensant “payer un café” à un jeune chômeur.

Et puis la même voix revient une rue, deux rues, trois rues… plus loin. Vous serez interpellé autant de fois que vous vous apprêteriez à fermer la portière de votre voiture. Et si vous vous arrêtez dix fois sur les côtés des artères de la ville, vous êtes redevable de pas moins de 200 dinars (TTC).

Et du coup, vous perdez le sourire, vous êtes franchement agacé par cette voix. Vous pouvez bien sûr, faire la sourde oreille, ignorer la voix. Vous ne le ferez pas parce que vous craingnez qu’elle ne s’en prenne justement à votre voiture. Vous vous trouvez dans une situation de racketé qui ne dit pas son nom. Et ce qui vous agace encore davantage est le fait que ces jeunes “racketteurs” opèrent au vu et au su des agents de police en ronde.

Et à ce propos, l’on constate, depuis l’avènement du premier responsable national de la police, que des policiers longent, par duo quasiment toutes les artères de la ville de Bouira, peut être qu’ils finiront par remarquer cette voix.

B. D. B.

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