Il ne se passe pas une journée sans que l’on soit interpellé par des citoyens pour nous rappeler l’état de déliquescence dans lequel est plongée la ville de Aïn El Hammam, depuis maintenant plus de deux ans.
On ne peut faire quelques pas, sans marcher sur des détritus ou dans de la boue (en plein mois d’août !). Aucune rue n’est épargnée par l’écoulement des eaux usées.
La route d’Aït Yahia, tout comme la rue Didouche Mourad, « arrosées » par la rue Bounouar, baignent quotidiennement, dans ce liquide de provenance douteuse.
Des amas d’ordures qu’on ne ramasse que parcimonieusement, s’accumulent à tous les coins de rue, attendant non pas le camion de la voirie mais l’agent chargé de les incinérer.
La chaleur suffocante et les fumées qui s’en dégagent, condamnent les riverains à vivre les fenêtres closes, pour éviter que ces odeurs de brûlé ne pénètrent dans les maisons. Les terrains vagues, ainsi que ceux récupérés après des démolitions, sont devenus autant de réceptacles de détritus. Reliant la rue Chikh Amer à la grande rue, les ruines d’un ancien local, appartenant aux ex-ponts et chaussées, sont transformées en une décharge qui grossit à vue d’œil au grand dam des habitants des maisons voisines. Les décharges sauvages prennent de l’ampleur sans que personne n’y mette le holà.
On ne peut pas se cacher, éternellement, derrière le prétexte de l’affaissement de terrain pour expliquer ce laisser-aller.
Pourtant, à un certain moment, on avait remarqué le début d’une opération de nettoyage qui n’a duré que quelques jours avant d’être abandonnée. La collecte des ordures ménagères, au niveau des villages, entamée dès le début de l’été laissait présager d’un départ pour un environnement propre. Ce qui, dans l’état actuel des choses, semble, malheureusement, très loin. Michelet ville propre n’est pas pour demain.
A. O. T.
