Chemini : La colère des citoyens de Tidjounane

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Le mercredi 11 août, premier jour de Ramadan, les citoyens du village Tidjounane, situé en contrebas de la commune, sont venus en masse pour dire tout haut, leur ras-le-bol qu’ils ont manifesté par une action d’envergure ; la fermeture pure et simple des portes d’entrée vers le siège de l’APC de Chemini.

Cette action vient suite  » à la sourde oreille dont les pouvoirs publics locaux accueillent les doléances des citoyens du village « , dixit un membre du comité de village qui s’est réuni la veille en séance plénière pour débattre longuement, sur les problèmes qui mènent la vie dure à la localité et préconiser des actions à même de porter les meilleurs fruits ; finalement, la fermeture de l’APC a été adoptée à la majorité.

Sous une chaleur étouffante ; ferme et serein, le porte-parole du comité de village insiste : « Notre action et pacifique et ne vise qu’à rétablir notre village dans ses bons droits déjà revendiqués depuis le 12 janvier 2008, mais sans résultat à ce jour « . Muni d’une plateforme de revendications qu’il juge  » urgentes « , le comité n’est pas allé de main morte pour dire tout le mal qui ronge le village. Ainsi, les propos tenus chaudement trahissent un certain mépris « éprouvé d’en haut « .  » Tous les villages ont des stades de proximité sauf le nôtre, pourquoi ? Tous les villages ont des panneaux d’indication sauf le nôtre, pourquoi ? Cette semaine, on a entendu le maire dire à la chaîne II que notre comité est absent depuis six mois, c’est faux ! On est là mais il ne nous écoute pas ! « .

Passé les quelques moments de colère sincère et maîtrisée, le temps de signifier aux fonctionnaires de l’APC que ce mercredi est placé sous le signe de la protestation et de non travail, les fonctionnaires rebroussant ainsi chemin décontenancés, le porte-parole du comité a lu une série de revendications parmi lesquelles :  » La régularité et l’équité dans la distribution de l’eau potable, la prise en charge des rigoles et fossés du village, la réparation et l’extension de l’éclairage public, procéder à la réalisation des infrastructures sportives et culturelles pour les jeunes et enfin le bétonnage des sentiers et chemins inter-quartiers « .

Ceci dit, le comité se dit prêt à toute discussion et dialogue sérieux et responsable avec les autorités publiques telles le P/APC, le chef de la daïra et le Wali. Par ailleurs, la lettre adressée au président de l’APC de Chemini s’achève sur un ton véhément :  » Nous vous demandons encore une autre fois de bien vouloir procéder en urgence à la prise en charge des doléances de notre village jointes à ce courrier. Nous portons à votre connaissance que la non prise en charge dans un délai d’un mois de ces doléances nous poussera à passer à d’autres actions plus radicales telle que le blocage de la RN 26 « . Cette action est, de l’avis de nombreux habitants de la région, un moyen de lutte parmi d’autres au sein d’une commune que tout le monde disait malade par un blocage qui dure depuis longtemps déjà d’où comme le laisse entendre la rumeur du café du commerce, une gestion peu transparente et guère efficace.

T. D.

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