Natif du village Tifilkout, Amazigh Ouadjaoud vient de se positionner à la première place, médaillé d’or au championnat scolaire organisé récemment à Ain Defla. Dès son enfance, ce jeune sportif à fait du cross, son loisir favori. Malgré les difficultés, il ne cesse d’aller d’un podium à un autre, tel un oiseau qui se prépare pour une meilleure conquête et, pourquoi pas, devenir un jour un sportif de renommée. Un rêve pour Amazigh, d’ailleurs.
La dépêche de Kabylie: vous êtes dans quel club ?
Amazigh Ouadjaoud : Après avoir été avec l’IRBI d’Illiltène, je suis actuellement ma formation avec celui d’Ayus d’Aït Yahia. Certes à Illiltène, les conditions n’étaient pas favorables pour mon évolution dans un cadre professionnel. Mais actuellement et malgré le manque de moyens enregistrée dans mon nouveau club, le cadre est plus instructif en matière de gestion de notre vie sportive. D’ailleurs je tiens à remercier mon entraineur M. Kadi Ali, pour tout ce qu’il fait pour nous, faisant preuve de beaucoup de professionnalisme
Quelles sont vous participations les plus récentes ?
Pour cette saison et après mon premier prix et la médaille d’or obtenue lors du championnat national du sport scolaire, j’ai eu la quatrième place au championnat national de Béjaïa, en cross de 250 m. A cela s’ajoute bien sûr d’autres présélections, notamment à Tizi Ouzou pour cette année 2010. Toutefois mon classement reste satisfaisant compte tenu des conditions de travail, mais l’effort fourni par les encadreurs et moi-même, ont fait que les résultats étaient mieux. Vous savez, on a même pas de plots pour les entrainements, cela reste la moindre des choses.
Le jeune athlète reste abandonné à son sort. Même mes déplacements ne sont pas couverts quelquefois.
Quels sont vos attentes.
Un brin de regard avant tout, vue nos résultats. Je suis issu d’un club pauvre qui a besoin d’être soutenu. Je souhaite également bon courage à tous mes amis du club et je demande à ce qu’on accentue le travail sur la formation des sportifs et non faire d’eux des robots. J’estime qu’il faut évoluer dans un cadre de formation, c’est d’ailleurs le secret de la réussite, à mon avis.
Propos recueillis par Antar Boufatis
