Ce qui n’a jamais été atteint depuis l’indépendance, de ce fait, notre pays égale les grandes puissances économiques, telle que la France ; concernant le taux de réserves de change qui atteint 147 milliards de dollars.
Il est à rappeler que l’Algérie disposait à la fin 2009 de 147,2 milliards de dollars de réserves de change, soit quasiment le même montant que la France qui était de 119,75 milliards d’euros à la fin mars 2010.
La dette extérieure qui a étranglé le pays dans les années 90, au point de frôler la cessation de paiement et de se présenter devant le FMI pour en obtenir le rééchelonnement est de 3,92 milliards de dollars, selon les chiffres présentés par le ministre des Finances au chef de l’Etat. Par ailleurs, la croissance économique hors hydrocarbures a atteint le niveau de 9,3% en 2009, contre 6,1% en 2008. Un résultat imputé par le ministre aux bonnes performances de l’agriculture, du BTP et des services. D’autre part, sur le plan social, M. Djoudi a noté une baisse du taux de chômage qui s’est établi à 10,2% de la population active contre 11,3% en 2008. Il se base sur les enquêtes de l’ONS, un organisme contre lequel, le président lui-même avait exprimé sa défiance.
« L’Algérie a pu faire face, sans conséquences négatives majeures, aux effets des récentes crises financière puis économique mondiales, et entamer, cette année, un nouveau programme quinquennal massif d’investissements publics », a commenté avec satisfaction le président Bouteflika qui a souhaité une ‘’évaluation annuelle’’ du programme quinquennal 2010-2014, afin de tenir compte de la situation de nos finances publiques. Il a d’ailleurs ordonné au gouvernement de veiller à prévenir les réévaluations coûteuses des projets et à prohiber toutes formes de gaspillage. Il a aussi plaidé pour une modernisation des administrations financière et économique comme gage de lutte contre la corruption.
Y. Maouchi
