A quelques jours de la rentrée scolaire, le problème des familles qui occupent un logement et des classes n’a pas encore trouvé son épilogue. En effet, depuis la chute des neiges de l’hiver dernier, les élèves de cet établissement ont vécu difficilement les mois restants de l’année. « Comment chercher des résultats lorsqu’on sait que les 350 élèves qui fréquentent l’école n’ont même pas de sanitaires, mais uniquement quatre toilettes où vont même les familles sinistrées. Vraiment c’est une situation inestricable », nous déclare le directeur qui pense déjà à la rentrée scolaire. Selon un membre du comité de village une action sera menée dans les prochains jours pour demander aux autorités de mettre un terme à ce problème. De son côté, le chef de l’établissement nous a appris qu’à la signature du PV de rentrée, il relancera par écrit tous les responsables (autorités locales, wilaya, direction de l’éducation) à ce sujet. Lors d’une virée sur les lieux, il nous a été donné de constater que cette école était en dégradation avancée. « Même l’étanchéité réalisée au niveau des classes a été bâclée. Elle n’a pas réussi. Nos élèves vont souffrir encore d’infiltrations des eaux pluviales », a ajouté notre interlocuteur. La rentrée scolaire s’annonce difficile dans cette école. « C’est un problème qui n’a que trop duré. Il fallait chercher un autre lieu pour recaser ces familles. Six mois après, personne n’est venu s’enquérir de la situation. Dans les pays qui se respectent, un problème pareil ne dépasserait pas quelques jours », pense un enseignant rencontré devant l’école. Certes, au moment de la catastrophe, c’était la seule solution mais il faudrait surtout penser aux élèves constamment perturbés dans leur scolarité. Les parents lancent un appel en direction des autorités pour intervenir, et trouver une solution à ce problème. En tout cas, au rythme où vont les choses, ces petits chérubins risquent de passer une autre année dans les mêmes conditions que l’année précédente.
Amar Ouramdane
