La mercuriale reprend l’ascenseur vers le haut dans le marché des fruits et légumes de la wilaya de Tizi Ouzou. La pomme de terre était affichée hier, 45 DA/le kilogramme, la salade verte 110 DA, la tomate, à 70 DA, et enfin la carotte à 40 DA.
Après un semblant d’accalmie, le marché des fruits et légumes s’enflamme de plus belle à Tizi Ouzou. Une wilaya dont le territoire est devenu, pourtant, par la force des choses, un vaste marché de fruits et légumes. C’est dire, en fait que ce n’est certainement pas l’offre qui manque pour que la mercuriale s’embrase de la sorte. C’est reparti ; en effet, les prix des différents produits grimpent d’une manière affolante. La salade verte cédée il y a à peine quelques jours à seulement 40 dinars le kg s’affiche désormais à 110 dinars. Idem pour la tomate qui faisait courant de ce mois de carême 25 voire 20 dinars/ le kilogramme, celle-ci s’est vendue hier à 70 dinars. La pomme de terre qui constitue le produit de première nécessité par excellence dans la cuisine kabyle et algérienne se négocie à 40 et 45 dinars le kilo. Pour certains, cette hausse vertigineuse est prévisible.
Des spécialistes en la matière font remarquer, en effet, que la tomate comme d’ailleurs, la salade et autres produits ont curieusement disparu des étals ces quelques derniers jours. Il est vrai, en effet, que ces produit ne couraient pas les rues de la wilaya de Tizi Ouzou. Cette augmentation est la conséquence de cette rareté programmée. C’est ça le rôle des spéculateurs en fait.
Ces derniers ne laisse jamais le marché se stabiliser. Cette fois encore, ils ont réussi leur coup et ce, au grand dam du consommateur qui ne sait plus où donner de la tête. Le citoyen craint d’ailleurs, le pire avec l’arrivée de l’Aïd qui pointe déjà son nez. « Au train où vont les choses, les fruits et légumes seront tout bonnement intouchables dans les tous prochains jours », ironise un citoyen au niveau du marché du centre-ville de Tizi Ouzou. Il faut dire qu’en pareille occasion, on ne peut jurer de rien, comme dira l’autre. En jour de fête, les prix atteignent des pics vertigineux. Ce sera probablement le cas cette année encore. Les pères de famille se resserrent déjà les ceintures, eux qui sont appelés à faire face à deux autres dures épreuves encore, côté financier. Il s’agit de l’Aïd El Fitr et la rentrée scolaire. En effet, le porte-monnaie va souffrir le martyre dans les prochains jours. Les solutions de rechange n’existent pas pour les petits salaires.
Ces derniers, venant de subir un grand coup à l’occasion du mois de carême, ne peuvent rien faire avec les moyens du bord et opter pour le plan « B » qui consiste à s’endetter comme à chaque fois d’ailleurs. En tous cas, ces pères de familles n’ont pas trop le choix, ils doivent se débrouiller pour s’éviter le chagrin de voir leurs progénitures se sentir à la traîne de la société le jour de l’Aïd.
La prochaine rentrée s’annonce dure pour les petites bourses en Kabylie, c’est le moins que l’on puisse dire. La flambée des prix constatée depuis cette semaine ne fait qu’envenimer davantage la situation.
M. O. B.
