Formation professionnelle / Menace d’une grève en octobre prochain

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La prochaine rentrée sociale risque d’être chaude et mouvementée. A peine les grandes vacances terminées que les menaces de grève font surface. Après la menace des enseignants du supérieur, c’est au tour des travailleurs de la formation professionnelle de monter au créneau. En effet, le syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle (SNTFP) a décidé de s’initier à la grève pour mettre la tutelle au pied du mur. Les instituts et les centres de formation professionnelle risquent à cet effet d’être paralysés au mois d’octobre prochain.

Ce mouvement de protestation sera suivi par des rassemblements devant le ministère de la Formation professionnelle pour dénoncer le retard enregistré dans la révision du statut particulier et du régime indemnitaire. Cette décision intervient, faut-il le signaler, suite au débrayage de deux jours, qui avait paralysé tous les instituts et centres de formation du territoire national au mois de mars dernier. Le président du SNTFP dira dans ce contexte, que  » les travailleurs de ce secteur ont opté pour la grève afin de dénoncer le mutisme de la tutelle qui préfère la politique des menaces et intimidations au lieu de celle du dialogue « , dénonçant à cet effet,  » les dépassements de certains directeurs d’établissement de formation professionnelle « . M. Djilali Oukil estime que l’appel lancé par le syndicat aura un écho favorable au sein des instituts et centres de formation à l’échelle national, étant donné que les travailleurs sont plus que jamais mobilisés à faire pression sur la tutelle pour qu’elle réponde favorablement à leur plate-forme de revendications. En outre, les travailleurs de la formation professionnelle réclament, notamment la révision du statut général des travailleurs de la formation professionnelle, spécialement son volet relatif aux conditions de promotion des corps communs qui privent certains travailleurs, à l’image des techniciens supérieurs, de l’évolution dans leur carrière professionnelle. « Le statut prive également certains enseignants d’accès aux examens professionnels qui leur permettraient d’être promus au rang d’inspecteur pédagogique « , a expliqué ce syndicaliste. Outre les revendication citées plus haut, le SNTFP insiste  » l’ouverture de postes budgétaires, de la révision et du paiement des rappels des indemnités mensuelles des travailleurs, de l’augmentation de la prime de rendement des corps communs et d’accorder aux travailleurs de plus de 40 ans le droit aux cycles de formation à l’étranger ». Ces derniers revendiquent également une gestion transparente des postes budgétaires et la mise en place d’une commission wilayale pour la distribution des logements.

Lemya Ouchenir

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