La prolifération des décharges sauvages dans certaines parties de la Kabylie, continue de susciter l’inquiétude des amoureux de la nature et des défenseurs d’un environnement sein et propre.
Ce phénomène récurrent qui n’épargne ni montagne ni vallées, n’est pas prêt de s’estomper face à l’indifférence de la société civile et la passivité des pouvoirs publics.
Selon certains animateurs d’associations à caractère environnemental, la prise de conscience de notre société des méfaits des décharges sauvages, notamment sur la qualité de l’eau, reste à conquérir malgré les quelques tentatives très localisés, de trouver des solutions efficaces et définitives à un tel fléau croissant.
Mais cette prise de conscience doit passer, selon eux, d’abord et avant tout, par l’intervention dissuasive des pouvoirs publics, à travers des formules et des mécanismes qui restent à trouver et à mettre en place. Si ce pas n’est pas franchi, toutes les tentatives occasionnelles et autres campagnes de nettoyage, resteront sans effets réels sur notre environnement. C’est le cas par exemple des décharges sauvages qui s’observent sur les berges de oued Boubhir ou sur le col du chellata et le long de la route qui longe la crête de la partie est du Djurdjura, menant vers Iferhounène et Aïn El Hammam.
Ces décharges improvisées en toute impunité risquent un jour de causer des dégâts irréparables sur les sources et les nappes phréatiques.
M. Amaouza
