Tizi Ouzou sur du charbon

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La rentrée sociale s’annonce houleuse dans la wilaya de Tizi Ouzou. Moins houleuse peut être que lors des précédentes années mais toujours est –il que l’agitation est inévitable dans certains secteurs. C’est le cas de le dire notamment pour la fonction publique, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur, les oeuvres universitaires et même l’éducation, ou le flambeau de la protestation va certainement être repris.

En effet, les conflits sociaux ayant secoué ces secteurs l’année passé ont été suspendus à l’issue de l’exercice sans que des solutions ne voient le jour. Et lorsqu’on sait que les travailleurs et syndicalistes se disent toujours  » être déterminés à aller jusqu’au bout  » de leurs revendication, il faudra bien s’attendre  » à de chauds débats  » entre l’administration et la masse ouvrière dès les prochains jours. Une masse qui est mise déjà sous pression, elle qui a affronté deux durant lesquels le portefeuille a été mis à rude épreuve. Le Ramadhan et ensuite l’Aïd avant la rentrée scolaire auront laissé groggy beaucoup ouvriers avant la rentrée sociale. Il faut dire que ces occasions de fête font souffrir le porte monnaie, tant celui-ci ne peut pas en faire face, la protestation sociale sera toujours perceptible et fera partie du décor de chaque rentrée sociale. En effet, le malaise est visible chez les ouvriers de différents secteurs, dans la wilaya de Tizi Ouzou où l’on n’est pas encore au bout de ses peines. C’est dire que le combat mené par les syndicalistes et les travailleurs est bien parti pour durer. En tout cas cette année, il est certain que la lutte ne s’estompera pas. Les travailleurs de la formation professionnelle ne voient toujours rien venir de leurs revendications socio professionnelle. L’année de la protesta aura été ainsi vaine. Faut-il rappeler que le

secteur a été paralysé à plusieurs reprises par des grèves à répétition. Les oeuvres universitaires ont également vécu un exercice perturbé dans la wilaya de Tizi Ouzou, suite à des débrayages qui n’en finissaient pas, causé par le bras de fer administration –travailleurs. Un bras de fer qui semble être toujours d’actualité d’où les appréhensions des uns et des autres pour que le secteur retrouve sa sérénité avant la rentrée. Sinon, le secteur de l’éducation et celui d’ailleurs, de l’enseignement supérieur de la wilaya de Tizi Ouzou ont acquis cette habitude de vivre un début d’année tumultueux. Certes les deux branches ont connu un apaisement social après la revalorisation des salaires, l’année passée, mais d’autres problèmes sont soulevés, particuliers à la capitale du Djurdjura. Des syndicats de l’éducation notamment parlent des arrières de salaires impayés

depuis des années, entre autres problèmes. En fait, et encore une fois la rentrée sociale risque d’être perturbée dans la wilaya de Tizi Ouzou. Une wilaya connue, doit-on le rappeler, pour être en tout temps sur le charbon quand il s’agit des revendications sociales mais aussi politiques et économiques d’ailleurs.

M. O. B.

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