Akbou : C'est la ruée pour les circoncisions

L’Hôpital d’Akbou s’est transformé comme de coutume durant la période voisine du 27e jour du Ramadhan en fourmilière.  » Pratiquement, une centaine d’enfants par jour », nous précise le docteur Touahri, chirurgien, chef du service chirurgie et responsable de l’opération « circoncision collective  » sur le plan opératoire.

Cortèges, troupes folkloriques, familles, associations, C-RA, tous ont mis le paquet. C’est à qui ferait mieux. Il n’ya que l’acte chirurgical à demeurer identique. La structure grouille de monde depuis dimanche. L’opération ne s’arrêtera qu’à la veille de l’Aïd. L’équipe s’attelle et s’applique scrupuleusement à la tâche. « Nous essayons d’assurer une sécurité maximale pour cet acte opératoire », ajoute le Dr. Touahri. Le jetable Kit pour circoncison est là pour en témoigner.

L’année dernière, 450 enfants ont été circoncis au niveau de cette structure. 400 le seront à la fin de l’opération actuelle. Pourtant, plusieurs structures hospitalières existent dans la région de la vallée. « C’est à se demander pourquoi de tels encombrements et ruées, les autres structures auraient pu désengorger cet EPH », nous dit un père qui tenait la main de son enfant, tout paré pour la circonstance. L’explication en est sans doute que ces structures ne sont pas pourvues en moyens de réanimation, moyens humains et matériels.

A l’EPH Akloul toute une équipe, forte et expérimentée, est mise à la disposition de cette opération : un réanimateur, six chirurgiens, deux anesthésistes et une vingtaine d’infirmiers. L’EPH Akloul n’en est pas à sa première expérience, les C-RA non plus, et à chaque circonstance, les démunis se démultiplient. 21 enfants pour l’association ESPOIR d’Akbou, 10 pour Chellata, 8 pour Bouhamza, 6 pour « PROJET DE VIE  » d’Akbou et encore d’autres et d’autres… et en surnombre…

Taos Yettou