Aïn El Hammam : Les retraités oubliés

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La plupart des administrations ont pris l’heureuse initiative de virer les salaires de leurs employés, plusieurs jours avant la fête de l’Aïd.

Ce qui a soulagé de nombreux pères de familles, en leur permettant d’affronter certaines dépenses. De son côté Algérie Poste a joué son rôle convenablement en ouvrant de nuit, ses guichets pour ne pas gâcher la fête.

Ainsi, les titulaires de CCP ne se sont pas plaints, cette fois, puisqu’ils sont arrivés à retirer leur argent, sans trop de difficultés, malgré le rush de dernière minute.

Même si beaucoup d’administrations pensent à leurs employés, en de pareilles circonstances, ce n’est malheureusement pas le cas de toutes. Des retraités rencontrés aux abords de la poste nous ont fait part de leur déception, après avoir attendu, en vain, que leur maigre pension soit virée.

Durant la dernière semaine, ils se sont rendus à la poste, chaque matin, pour demander le nouvel avoir. La même réponse leur parviendra via la visu. Les premiers admis au guichet, se chargeront d’informer leurs camarades, rencontrés en cours de route. « Pas encore ! » disent-ils, dépités. Jeudi, ils durent déchanter.

« Maintenant, c’est trop tard ! ». Leur frustration est telle qu’ils ne manquent pas de déverser forces injures, en direction de ceux qui « n’ont ni pitié ni crainte de Dieu » répètent-ils. D’autres ironisent : « ils (la CNR) pensent que tout le monde est aisé comme eux. Ils ne savent pas ce qu’est la pauvreté ».

Il faut dire que cette frange (démunie) de la société est souvent reléguée au second plan, des préoccupations nationales. Les augmentations, toujours avec parcimonie, tout autant que les rappels, lorsqu’il y a lieu, ne leur parviennent que tardivement.

Eux qui ont trimé pendant des dizaines d’années, se retrouvent marginalisés et considérés comme un fardeau pour la société.

A. O. T.

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