En plus du manque criant d’autres commodités, le problème d’eau exaspère toujours les habitants des douars de Chabet El Ameur, au fin fond du sud-est de Boumerdès.
Les agglomérations secondaires d’Ath Saïd, Azazga et Beni N’tass, situés sur la route de Tizi Ghennif, n’ont presque jamais eu le droit à une alimentation régulière en eau potable.
“45 jours sans ce précieux liquide», se désolent ces villageois, sans omettre de faire part du calvaire vécu durant le Ramadan dernier, à cause de cet état de fait. “Nous passons le plus clair de notre temps, chaque jour, à attendre le passage des camions-citernes pour acheter à prix fort la quantité dont nous avons besoin… Situation intenable d’autant que la qualité d’un tel liquide est douteuse. ” Leurs enfants parcourent souvent une longue distance pour ramener l’eau des puits, que les fellahs leur distribuent en faible quantité pour un motif purement économique. “Pourquoi tarde-t-on à régler ce problème, alors que le barrage de Taksebt alimente déjà la capitale et plusieurs communes avoisinantes», s’interroge-t-on encore.
Salim Haddou
