Une grogne sans précédant s’est emparée des élèves de la localité d’Ahl Leqsar, qui ont manifesté leur soutien aux élèves exclus du lycée de la commune.
Ils sont plus de 140 lycéens qui ont été priés de quitter l’établissement selon les dires des citoyens rencontrés devant le lycée Mohamed-Boudiaf, il s’agit-là d’une aberration : “La rue sera-t-elle une annexe du lycée pour y reconduire plus de 140 élèves ? Au moment où le ministère de l’Education nationale exhorte les directeurs d’académies de donner directives pour repêcher le maximum d’élèves, ici à Ahl Leqsar, la politique est de renvoyer le maximum de lycéens, c’est absurde !», s’indigne un parent d’élève. Partout dans la localité des tracts sont placardés sur les murs et sur les devantures des cafétérias. On peut y lire : “Quel délit a-t-on commis ?’’ “Au nom de quelles loi et éthique on condamne autant d’élèves à la rue ?”… “Alors que nous, jeunes de l’Avenir, aspirons à de meilleurs lendemains grâce aux études, voilà que l’administration nous jette à la rue sans merci !” Rapidement un groupe de lycéens a interpellé l’assistance. “Chers citoyens, resterez-vous les bras croisés devant cette injustice ou comptez-vous nous soutenir ?” Pour dénoncer ce qui est qualifié d’exclusions massives et abusives. L’ensemble des lycéens a débrayé à l’unanimité pour dire non à cette “démarche vindicative”. Selon les dires des parents d’élèves, le directeur de l’établissement aurait refusé de donner son aval pour le transfert de ces élèves.
Une information que nous n’avons pas pu confirmer étant donné que la direction de l’établissement était en réunion avec des parents d’élèves pour trouver un terrain d’entente afin d’aplanir cette situation.
A l’heure où nous mettons sous presse, la réunion n’a toujours pas aboutie à du concret, mais les lycéens sont unanimes à déclarer que le mouvement de débrayage continuera jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée pour ces 140 exclus. A signaler que des membres de l’association des parents d’élèves ont essayé en vain de briser ce mouvement de contestation mais ils ont été totalement marginalisés, voire carrément ignorés par les protestataires. Même l’intervention des gendarmes n’a pas réussi à apaiser les esprits surchauffés.
Il a été aussi décidé d’interpeller le premier responsable de la wilaya, via un rapport pour l’informer de cette situation.
Hafidh B.
