Une benne à ordures pleine à craquer est appuyée contre le mur d’enceinte de l’école primaire Fatima Boucharek de Lakhdaria, les occupants des logements de fonction bien plus que les élèves quittant les lieux après 16h00, passent des moments durs à longueur de journée.
L’établissement scolaire Fatima Boucharek est situé au fond de l’impasse accueillant la Direction des Impôts de Lakhdaria, une voie sans issue partant de la rue très affluente de Nakib Si Abdellah.
Lorsque la montre marque 11h00 disent les locataires, la benne déborde, les ordures glissent vers le sol et restent ainsi jusqu’au lendemain. Ils désignent du doigt les vendeurs du marché Djeninat accédant jusqu’à l’impasse par les portes des arrières-boutiques : “Les classes proches de la benne à ordures recevant les 1er et 2ème AF, leurs vitres sont fermées en raison du climat régnant à l’extérieur,’’ dira un résidant. Bien entendu, les locataires ont réagi à plusieurs reprises devant cet état de fait, dans l’une des actions entreprises, ceux-ci ont d’abord laissé le soin à l’académie de Bouira de saisir les pouvoirs publics à ce sujet, et dans l’autre, rapporte un fonctionnaire, ‘’nous avons rédigé une pétition mais cela n’a pas abouti…’’. Voulant dire qu’au moment de passer à la signature de la pétition, plusieurs personnes se sont rétractées.
Ainsi, bien du côté des principaux concernés, au niveau de la Direction de l’éducation, la solution de sortie de crise avancée était identique. Il a été suggéré aux commerçants de mettre leurs déchets dans des sacs poubelles et de les porter jusqu’à l’endroit de passage des éboueurs situé à quelques mètres de là sur la rue Nakib Si Abdellah. Pour l’heure, on continue toujours de déverser dans la benne même archipleine, un tas d’autres ordures jonchent à même le sol et les classes avoisinantes gardent encore les fenêtres closes.
A. Cherif
