Pour répondre aux besoins pressants des agriculteurs, ruinés par les incendies d’août 2008 qui ont ravagé leurs fermes, l’Etat a accordé il y a une année onze projets de proximité et de développement rural intégré pour les 11 villages de la commune de Béni Maouche, touchés par cette calamité. Des PPDRI attribués pour la reconstitution des plantations détruites par les incendies. Selon un agent chargé du suivi de ces projets, seules les actions collectives ont été retenues et les actions individuelles étaient exclues du fait que dans le passé les jeunes promoteurs butaient sur des problèmes.
Il explique en détails : « Nous avons une expérience dans les deux PPDR accordés il y a quelques années au village Aguemoune, Beni Maouche, scindés en actions collectives et individuelles. Mais, si les actions collectives ont été menées à bon port il n’en demeure pas moins qu’aucune action individuelle n’a été concrétisée. Pourtant, des jeunes saisissant leur chance, ont inscrit beaucoup de projets ambitieux notamment dans le secteur agricole, seule vocation économique de la région. Malheureusement, ils ont buté sur les conditions draconiennes exigées par la banque auxquelles ils ne pouvaient pas répondre, notamment les garanties qu’ils ne pouvaient produire. C’est pourquoi les 20 milliards engagés dans les 11 nouveaux PPDRI ont été affectés globalement aux actions collectives « . Continuant dans la foulée, notre interlocuteur signale que les difficultés ont gagné même les actions collectives. Il mettra en exergue les entraves rencontrées auprès des citoyens lors de l’ouverture des pistes agricoles. » Nous devrions d’abord réaliser les pistes agricoles pour faciliter l’accès aux entreprises chargées des plantations et autres. Nous n’avons rencontré aucun problème dans les aménagements des pistes déjà existantes, contrairement à la réalisation de nouvelles pistes où beaucoup de citoyens nous font des entraves en refusant le passage de celles-ci à travers leurs champs. Cela entraine des retards dans la réalisation des projets « , renchérit-il.
Il n’a pas terminé sans lancer un appel aux Beni Maouchinois. « Les agriculteurs de la commune de Beni Maouche doivent comprendre que l’Etat a engagé des sommes faramineuses pour la remise en l’état de leurs fermes et par ricochet ce qui entrainera l’amélioration de leur bien-être. Donc, si les entraves persistent et que par malheur les projets n’aboutissent pas, ils seront les seuls perdants « .
L. Beddar
