Hamid Ferhat plaide pour la décentralisation

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Le tonitruant P/APW de Bgayet commente dans une déclaration transmise à notre rédaction le dernier mouvement des walis, en le réduisant à de “récurrentes permutations et opaques appels à d’autres fonctions”.

Un mouvement traduisant, selon Hamid Ferhat, “l’incapacité de la République à s’assumer devant son public», préférant, poursuit-il son analyse, recourir à “la loi du mensonge, de la corruption et de la violence”.

Une gnose constituant, selon lui, le sport républicain favori des décideurs. Rappelant les engagements du chef de l’Etat, selon lesquels, la wilaya de Bgayet bénéficierait d’un plan spécial, le P/APW se dit “surpris” que le plan quinquennal 2010/2014 n’a été au final “qu’une énième marginalisation aux relents d’une dangereuse stigmatisation”.

Preuve en est : aucune enveloppe budgétaire, d’après lui, n’a été allouée aux secteurs de l’industrie, du tourisme et du commerce, 2% pour l’agriculture et la jeunesse, 1% pour les plans communaux de développement et seulement deux stations d’épuration sur dix irréductibles…

“Les autorités centrales auraient une franche hostilité à l’endroit de notre wilaya», assure-t-il.

Pourtant, rappelle-t-il, la commission mixte APW-administration, a dressé un programme estimatif de mise à niveau de la wilaya pour 122 milliards de dinars et de développement pour 266 milliards de dinars.

Et de préciser que les grands projets comme la pénétrante autoroutière, le CHU, l’extension du port et de l’aéroport ne sont pas compris. Dans le sillage d’une politique de fuite en avant patente, dont le but inavoué serait le maintien de la wilaya de Bgayet sous la chape du sous-développement, la paupérisation touche des pans entiers de la société s’indigne Hamid Ferhat, pour qui “l’exclusion de la population” est devenue le credo des hautes autorités du pays.

Le président de l’Assemblée populaire de Bgayet, croit savoir en outre, qu’une loi visant la relégation des représentants de la population aux “seconds rôles comme l’époque coloniale” serait en voie de promulgation.

Pour ne pas rager d’un trait tous les sacrifices du peuple algérien et garantir par la même, l’avenir de l’Algérie, Hamid Ferhat plaide pour la décentralisation des pouvoirs de gestion des affaires publiques, tout en appelant au dialogue, la vérité et le respect des règles du jeu démocratique.

Dalil S.

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