Bientôt un PPDR

Perchés sur une colline qui dépasse les 1000 m d’altitude, les villages d’Ibourassen et de Laghoual relevant de la commune d’Ath Laâziz, sont dépourvus de toutes ressources nécessaires. En effet, ces deux localités situées à l’ouest de ladite commune et à quelques kilomètres de la localité de Draâ El Mizan, n’ont bénéficié d’aucun projet de développement et de désenclavement. Il est à préciser que le nombre d’habitants estimé à 2000 âmes vivent dans de mauvaises conditions avec pour seules ressources l’apport des émigrés. A cet effet, les pouvoirs publics viennent de prendre en charge les doléances de la population des deux hameaux par le biais du ministère de l’Agriculture où les services des forêts de la wilaya de Bouira ont entamé quelques démarches en vu de lancer un projet de proximité de développement rural (PPDR). En effet, nous apprenons d’une source auprès de la conservation des forêts que les enquêtes sur les ménages ont été faites et ils ont recensé plus de 20 foyers. Ces derniers vont bénéficier de quelques actions dans le cadre du PPDR. Ces actions concernent l’ouverture de pistes et l’élevage de bétail. D’autres actions seront prévues à l’avenir, comme l’amélioration foncière et l’artisanat.

Un journal SVP !Ait Laâziz est une commune démunie de loisirs En effet, les habitants de cette campagne sont marginalisés par l’absence d’infrastructures et sont même privés de journaux. Aucun kiosque n’est chargé de la vente de journaux, cela même si le chargé de la distribution des journaux passe par la localité de Zeboudja, mais aucun distributeur n’est chargé de la vente des journaux « Les autres sont branchés aux nouvelles technologies lnternet et nous nous sommes encore plus loin. C’est un véritable Tiers mondé » déclare un jeune. Par contre, certains conducteurs de fourgons se déplacent vers la ville de Bouira pour acheter un quotidien. Pour s’informer plus, les jeunes sont branchés aux nouvelles technologies comme la parabole numérique qui a fait son apparition sur les toits et les dalles des habitations. Parallèlement, ceux qui n’ont pas la chance d’avoir les informations chez eux, s’installent devant les postes de télévision des cafétérias qui sont équipés par cette fameuse parabole numérique.

A. Fedjikh