Par: M. O. Benmokhtar
A Tizi-Ouzou, à peine s’étant habitué à vivre sans le lait pasteurisé qu’une autre crise et pas des moindres vient se la ramener. Il s’agit du manque de liquidités au niveau des postes. Plusieurs agences postales de la wilaya vivent cette situation. Les usagers ne savent plus à quel saint se vouer, d’autant que même les distributeurs automatiques de billets sont à sec. Faut-il donc apprendre à vivre sans argent ? La population locale a su surmonter les différentes crises auxquelles la wilaya a été soumise, mais que ferait-elle devant cette énième crise ? Le bouchon est poussé cette fois trop loin. Une solution s’impose pour permettre aux villageois de voir un peu plus clair. Eux qui sont déjà à «court d’idée», à cause de la cherté de la vie. On s’en sort à peine en effet. La misère sociale fait toujours des siennes dans la région. Une région qui n’en finit pas avec ces crises et pénuries qui la frappent de plein fouet. Chaque période de l’année, semble t-il, apporte avec elle «son» lot de crises. Les matériaux de construction, certains médicaments, le mazout… et dernièrement les imprimés des actes de naissances N° 12, ont tous fait courir les citoyens, par moments, ces derniers mois. Cela dit, si Tizi a su se débrouiller devant ces situations, aussi draconiennes soient-elles, que peut-elle devant le manque de liquidités ? Le salarié mérite plus d’égards au bout de tout un mois de dures sacrifices, que de se déplacer d’une agence postale à une autre en quête de…sa paie.
M. O. B
