Ils sont à court de liquidités : A quoi servent les DAB ?

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Aussi bien à Tizi-Ouzou villeque dans toutes les localitésde la wilaya, le manque deliquidités est vécu par les citoyens comme étant une incapacité de maîtriser un tel outil d’une part,etune carence dans le contrôle de la

circulation de billets, d’autre part.

«A quoi servent les DAB (distributeurs automatiques de billets) ?» Telle est la question qui taraude les esprits de tous les détenteurs des cartes magnétiques. En effet, depuis près de quinze jours, nombreux sont les usagers d’Algérie Poste qui font des déplacements inutiles d’une poste à une autre pour retirer quelques billets ? en vain. «Pas d’argent !», telle est la réponse qu’ils reçoivent des guichetiers. Agacés de répondre aux questions posées, ces derniers ont recouru à afficher ce «manque» sur des pancartes. Aussi bien à Tizi-Ouzou ville que dans toutes les localités de la wilaya, le manque de liquidités est vécu par les citoyens comme étant une incapacité de maîtriser un tel outil d’une part, et contrôler la circulation de billets, d’autre part. Car, même des responsables d’Algérie Poste n’arrivent pas à donner des réponses précises à ce sujet. «Il n’y a pas que la poste qui est responsable de cette situation. Et les autres ?», s’interroge l’un d’eux. Des Ouadhias jusqu’à Tizi-Gheniff en passant par Boghni et Draâ El Mizan, le constat est le même. De longues files se forment aussi bien devant les guichets que devant les DAB dans l’espoir qu’une petite quantité de billets arrive. «C’est un problème national», nous a dit un receveur d’un bureau de poste. «Même pour retirer son argent, il faut souffrir. A partir de maintenant, je ne laisserai plus un sou dans mon compte. Mon argent est plus sécurisé quand il est chez moi», pense ce fonctionnaire. Devant ce manque, les titulaires des cartes se contentent, quand ils ont le choix, de retirer cinq mille dinars, auprès des DAB installés à l’entrée des banques. «Combien de jours vont tenir ces dinars devant cette cherté ?», nous demande un enseignant qui s’est déplacé de Draâ El Mizan jusqu’à Boghni pour effectuer une telle opération. En définitive, n’est-il pas encore temps d’ouvrir des banques privées dans ce pays où les citoyens sont parfois confrontés à des situations plus complexes ? Car, des retraités des caisses françaises n’ont pas d’autre choix que d’avoir des comptes auprès des banques publiques, où ils font des mains et des pieds pour retirer leurs pensions.

Amar Ouramdane

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