Commentaire : Pare-choc contre pare-choc

Partager

Des heures d’énervement et de fatigue au volant pour les automobilistes ! Mention spéciale à ceux qui traversent Alger, ou une autre grande ville du pays, obligés de trouver de nouveaux chemins ou… de prendre leur mal en patience. Petit exemple bien révélateur : Pour rallier le centre-ville de Tizi Ouzou, au départ du lotissement Sud-Ouest, il vous faudra bien de la patience. “Le matin, c’est le piège, rapporte Hakim, un habitué de cet itinéraire, un véritable goulot d’étranglement pour tous les gens de cette zone qui doivent se rendre soit pour des documents, soit pour des courses”. Aussi, est-il quasiment freudien de tenter une ballade à l’avenue Abane-Ramdan, un mois d’août, et sans le sou. Sur les autoroutes, notamment ces dernières années, même topo. Le bouchon de Reghaia, en provenance ou au départ de Tizi, est un calvaire que tout le monde redoute mais que nul n’explique. La fameuse bande verte sur les accotements des autoroutes étaient destinées, en principe à juguler les étranglements, mais c’est déjà si vieux que beaucoup doivent, aujourd’hui, s’en rappeler. Le parc automobile national qui s’élève à quatre millions de voitures vit dans l’exiguïté. Ce qui pourrait, en partie expliquer le pourquoi du comment d’une situation qui ne donne plus envie de conduire. Pendant les heures de pointe, il sera bientôt interdit de posséder un véhicule sous peine de nuisance sonore, environnementale. Les embarras de circulation sont pires dimanche, à Alger. “Aujourd’hui, dimanche, est en effet le jour de la semaine pour lequel le trafic est le plus encombré», indique un chauffeur de taxi qui doit en connaître un bout. Non, il est grandement urgent de régler ce problème, quel qu’en soit le prix à payer, en copiant sur les modèles entrepris dans les capitales qui ne … dorment pas. Que de fois a-t-on entendu cette phrase devenue pérenne: “Ah si la circulation était aussi fluide les jours de semaines !», pour mesurer toute la difficulté pour un conducteur de circuler dans la capitale. Les trémies, les ponts, les périphériques sont certes une des solutions mais il en faut beaucoup plus. Combien ? Aucune idée mais plus, plus…

Ferhat Zafane

Partager