M’chedallah / Le lait en sachet à 45 DA

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«Nous sommes dans une situation où, pour revendiquer un droit, le recours à une action musclée est devenu un passage obligatoire, alors que certaines de nos préoccupations ne nécessitent même pas une intervention auprès des services concernés pour êtres résolues.» Tels sont les propos tenus par un citoyen du village Hagui, dans la commune d’El-Adjiba. Cette déclaration intervient suite à la décision prise il y a quelques jours par les villageois pour la mise en place des ralentisseurs au niveau du tronçon qui traverse leur localité. Cette action, qui n’a pas manqué d’irriter les responsables des services en charge de ce dossier, n’a été décidée qu’après avoir épuisé toutes les démarches hiérarchiques possibles. En fait, les premiers dos-d’âne mis en place dans ce village remontent à plus d’une année et ce, après qu’un accident de circulation a failli coûter la vie à trois chérubins de retour chez eux. Aussitôt après, des ralentisseurs de fortune ont été placés pour contraindre les usagers de ce chemin de wilaya 98 à réduire la vitesse. Ce qui, par la suite, incitera les responsables concernés à les remplacer selon les normes. Mais, durant l’été dernier, et au passage des cyclistes, la majorité des dos-d’âne de ce chemin ont été rasés à cette circonstance. Quelques jours plus tard, les services des travaux publics ont remis en place tous les ralentisseurs existants, sauf la localité de Hagui qui en est dépourvue. Après la période des grandes chaleurs, les citoyens s’attendaient à revoir les ralentisseurs remis en place, mais en vain. Leur patience a même duré jusqu’à un mois après la rentrée scolaire. Se sentant lésés dans leur droit le plus légitime, les citoyens se sont fait justice, en mettant en place quatre dos-d’âne de fortune. C’est ce qui a fait réagir les responsables des travaux publics pour demander ou plutôt exiger des citoyens de les défaire. Peine perdue, puisque les villageois exigent le maintien de ces ralentisseurs afin de protéger les écoliers, qui empruntent quotidiennement ce tronçon pour se rendre à l’école, de la folie des chauffards qui ne respectent pas les règles les plus élémentaires du code de la route. Enfin, et selon l’avis partagé par toute la population de ce village, les ralentisseurs mis en place ne peuvent en aucun cas être rasés, sauf si la subdivision des travaux publics décide de les remplacer par d’autres, selon les normes techniques comme ce fut le cas aux villages voisins.

Amazigh A.

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