Situé à 5 km environ du chef-lieu communal, sur les plaines, le village de Boumansour accuse un retard flagrant en matière de développement, d’aménagement urbain et d’autres commodités de la vie, essentielles à même de rendre plus heureux, leur quotidien.
Même si une conduite d’AEP y a été réalisée en 1995, les compteurs ne sont pas encore installés dans les maisons par les services de l’ADE, nous dira Khoualdi Zahir, un habitant de ce paisible hameau. D’ailleurs, il ajoute : «La conduite a été réalisée de force». En effet, en 1995 un projet portant la réalisation d’une canalisation d’AEP en vue du raccordement de la localité d’Imezayen (Bgayet) à partir d’un forage sis dans la commune d’Oued Ghir a été lancé.
Et comme ce réseau doit traverser le village de Boumansour, ses habitants ont exigé pour permettre que cette canalisation empiète leurs terres, l’installation d’une conduite AEP pour le village. C’est ainsi qu’une conduite y a été réalisée, a raconté notre interlocuteur.
Le problème c’est que l’eau ne coule que rarement dans les robinets et, de surcroît, seulement en hiver. «A compter du mois de mai dernier et jusqu’à présent, il n’y a pas de l’eau» a confirmé ce citoyen. Heureusement que quelques habitants détiennent des puits entretenus destinés à la consommation, ce qui les soulage un peu du calvaire qu’ils vivent quotidiennement.
Un autre problème dont souffrent les habitants de ce bourg est la dégradation de la piste (faite en tout venant) qui traverse leur village, ce qui rend leur circulation pénible, surtout, en période de grandes pluies.
La promesse faite par les autorités locales d’intégrer cette piste de 500 m dans l’opération qui porte sur la réalisation d’un chemin communal qui va de Toudja à Oued Ghir en traversant les villages de Boumansour, Amaâdan et d’autres, tarde à voir le jour. D’ailleurs, le projet de cette route qui doit passer par les propriétés terrestres de ces villageois est à l’arrêt, souligne notre interlocuteur, faute d’une prise en charge des doléances de ces habitants quant à l’aménagement de leur piste.
Enfin, concernant le raccordement en gaz de ville qui demeure inexistant, notre interlocuteur dira que cela reste «un rêve» lointain.
Boulaem Slimani
