Nous ne savons pas si c’est le nombre des chômeurs qui s’est appesanti, ou bien, c’est juste un coup de blues qui a pris des jeunes chômeurs de la région de Bordj O’Khriss, située aux limites sud de la wilaya de Bouira, pour qu’ils se décident à se rassembler devant le siège de leur commune depuis peu. L’intention semblait si coriace que le ton d’énumérer tout une somme de revendications, était aussi ferme. A commencer par la principale demande qui est celle d’avoir du travail. Oui, leur désarroi est incontestablement compris, car si un poste d’emploi est offert, cela équivaudrait à la fin de tous les dénuements qu’endure particulièrement un jeune chômeur en proie à toutes les vicissitudes de l’oisiveté. Certes, elle existe cette formule du filet social et d’autres possibilités présentées par les services de l’action sociale, seulement, les postes proposés sont temporaires, ont-ils précisé. C’est-à-dire, des emplois provisoires qui ne peuvent garantir une vie décente pour un chômeur. Bien que cette aide soit considérée comme un premier pas vers d’autres perspectives, nonobstant sa faiblesse sur le plan salarial, elle reste en deçà des attentes impératives parfois. A vrai dire, la grande espérance est la création de postes d’emploi permanents, ainsi les bénéficiaires peuvent prétendre construire leur vie une bonne fois pour toute. Ainsi, les chômeurs ne seront pas tentés, sous l’emprise du désœuvrement, de lorgner vers des aventures sans issues, telles que l’immigration clandestine qui est en somme mortelle, ou l’attrait du gain facile, qui semble être un piège tout aussi infernal, car il précipite le chômeur désemparé dans les méandres du crime organisé et différents graves délits.
Fahem H.
