Vallée de la Soummam : Les champignons arrivent, les risques d’empoisonnement aussi !

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Les premières pluies automnales ont sonné l’heure de la cueillette des champignons.

Les fourrés des plaines de la vallée de la Soummam, autant que les vergers des zones de piémonts et les massifs montagneux sont régulièrement passés au peigne fin par des escouades d’ados et de moins jeunes, à la recherche de cette plante saprophyte.

que d’aucuns assimilent à «la viande du pauvre». Les accros investissent la prairie de préférence par temps de crachin car, dit-on, la moiteur, sève nourricière de ce végétal dépourvu de chlorophylle, est le gage d’une cueillette abondante et de qualité. «Il y a une kyrielles de champignons d’aspects, de couleurs et detailles différentes, qui poussent sur des substrats très variés tels que le sous-bois, les anfractuosités des arbres et les champs nus. Parfois, il faut avoir une sacrée dose de patience pour en trouver, surtout si vous tombez sur un secteur qui a déjà été ratissé quelquetemps auparavant », nous dira Malek, un amateur de champignons de la commune d’Ouzelaguen.Un autre citoyen d’Amalou, tout aussi passionné de ces fruits des bois, estime qu’à l’heure où les protéines animales sont devenues hors de prix, les champignons peuvent constituer un succédané de prédilection pour améliorer l’ordinaire des gens de la campagne. «Le goût d’un champignon comme le bolet n’a rien à envier à celui de la viande. Chez nous, on le mange cuit à la vapeur, en salade ou associé à d’autres mets traditionnels, tandis que d’autres l’utilisent comme ingrédient accompagnant les plats à base d’omelettes», souligne-t-il. «Même les plus nantis, ajoute-t-il, ne se privent pas d’une saveur aussi exquise, gratuite et 100% bio pour relever la valeur calorique et gustative de leurs repas». Cependant, et ce n’est un secret pour personne, parmi cette panoplie de champignons comestibles, ils s’en trouvent des espèces vénéneuses et il n’est pas toujours aisé pour un œil profane de faire le distinguo. «Il faut surtout se méfier des conseils approximatifs selon lesquels les champignons comestibles poussent dans tel biotopeet les champignons toxiques dans tel autre car la moindre erreur d’identification peut s’avérer fatale», avertit Arezki de Chellata. Pour se prémunir contre ce genre d’accidents, ils sont nombreux à préconiser l’organisation régulière par les organismes publics habilités, de campagnes de vulgarisation et de sensibilisation sur les risques encourus suite à l’ingestion de ces champignons vénéneux.

N. Maouche

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