Le foncier de la commune d’Amalou, du moins les sections relevant du foncier rural, ont fait l’objet d’une opération de régularisation menée par les services du cadastre. Entamé en 2010, le plan cadastral a été bouclé deux ans plus tard, soit en 2012. Cependant, jusqu’au jour d’aujourd’hui, tous les documents annexes à ce plan n’ont pas été déposés auprès de la conservation foncière, apprend-on auprès des responsables de l’APC d’Amalou. Et pour cause, « le plan cadastral n’est pas encore signé par le conservateur », souligne M. Azzoug, le P/APC, qui s’interroge sur ces lenteurs. Il en découle que « deux ans après la fin de cette opération cadastrale, l’APC n’a reçu aucun document, tandis que la population de la commune erre entre Akbou, Bgayet et Amalou, à la recherche de la moindre information », se plaint le maire. Notre interlocuteur soutient que la collectivité s’en trouve fortement pénalisée par l’absence de titres fonciers qui retarde le lancement de projets de développement. La population, elle aussi, n’est pas épargnée par les contrecoups de cette situation. « D’un côté personne ne peut plus prétendre à la délivrance d’un certificat de possession, les parcelles étant théoriquement cadastrées. De l’autre côté aucun propriétaire terrien n’a pris possession de son livret foncier pour pouvoir faire valoir cette qualité de propriétaire », explique un citoyen du village Tadart Ouadda. « Tout compte fait, cette opération cadastrale pose plus de problèmes qu’elle est censée en résoudre », fulmine un vieux commerçant d’Amalou. « Si c’est pour mettre les gens dans l’impasse, tempête-t-il, on serait mieux inspiré de ne rien essayer de changer à la situation ».
N. Maouche
