L’hôpital d’Akbou Akloul Ali a bénéficié d’un scanner depuis l’année passée. Néanmoins, cet appareil demeure non opérationnel, faute d’un spécialiste en radiologie, indique une source hospitalière. Cet équipement, qui a coûté une fortune, n’est devenu en fin de compte et en jugeant son état de dysfonctionnement qu’« un machin » sans utilité. En effet, selon notre source, c’est à la tutelle d’affecter des médecins radiologues capables de le faire fonctionner. « On attend toujours que la direction nous envoie un spécialiste. L’hôpital ne peut absolument pas faire des recrutements au niveau du personnel médical et paramédical » a-t-on appris de notre source. Par conséquent, plusieurs patients, auxquels a été demandé de faire des testes radiologiques, sont contraints de les effectuer chez les privés avec des prix faramineux. « Je ne comprends rien ! On m’a dit que l’hôpital dispose d’un scanner depuis déjà une année, mais lorsque ma femme a été examinée, les médecins lui ont exigé de faire l’échographie ailleurs, car leur scanner est hors service», confie un citoyen. Par ailleurs, un autre problème gangrène, également, cet hôpital. Le service de la maternité manque toujours d’un gynécologue. « Nous avons, à maintes reprises, sollicité les services concernés pour renforcer notre personnel par un gynécologue, mais en vain », dira un responsable au sein de cet établissement. Selon notre interlocuteur, seuls les cas urgents qu’on transfère à la clinique maternelle publique de «Targua Ouzemour ». Les autres parturientes sont obligées, en cas de recours à la césarienne, de l’effectuer chez un privé avec des sommes oscillant entre 30 000 DA et 50 000 DA.
Menad Chalal
