Des dizaines de villageois de Chréa dans la commune de Ouled Rached, ont fermé hier matin le siège de l’APC, pour réclamer des autorités locales la prise en charge de leurs problèmes. Par cette action, les citoyens protestataires disent vouloir attirer l’attention des responsables locaux et de wilaya sur la situation dans laquelle végète depuis plusieurs années la population du village. Une situation peu reluisante caractérisée selon les villageois de Chréa par beaucoup de manques, notamment des premières commodités. A en croire leurs dires, la population du village fait face à moult problèmes. Ils citeront entre autres, ceux de l’eau potable, de l’assainissement et l’état de la principale route reliant la localité de Chréa au chef-lieu communal. Au sujet de cette route, qui semble un écueil de taille pour la population du village, nos interlocuteurs expliquent que celle-ci se trouve dans un état très dégradé et presque impraticable. “Ne nous pouvons pas emprunter ce tronçon de la route du fait de son impraticabilité. Et pour nous rendre à Ouled Rached, nous sommes contraints de faire un détour de près de 60 km, en passant par El Adjiba, Bechloul, Ahl El Ksar pour rallier le chef-lieu de la commune’’, nous déclare un citoyen du village qui assimile cette situation à un vrai calvaire. Notre interlocuteur nous fera savoir que ce problème a été déjà exposé lors d’une visite effectuée par le wali dans la région en novembre 2009. Selon lui, des promesses leur ont même été données quant à la réfection de ce tronçon de route. Mais depuis une année, explique-t-il, la population du village n’a rien vu venir. S’agissant des autres préoccupations, les villageois affirment que des requêtes ont été maintes fois adressées à différents responsables dans le but de les alerter sur la situation prévalant au niveau du village. Mais celles-ci, avouent-ils, sont restées lettre morte. Pour la population de Chréa, la situation n’a que trop duré et il est temps que les autorités de wilaya se penchent sur leurs problèmes. D’ailleurs, ils refusent de surseoir à leur action et ils ont exigé comme préalable la venue du wali sur les lieux. A signaler qu’au moment où nous mettons sous presse, les citoyens protestataires étaient encore rassemblés devant le siège de l’APC qui demeurait toujours fermé. Nos tentatives de joindre les responsables de la commune pour avoir leurs versions des faits sont restées vaines.
D. M.
