Logements AADL / Les premiers souscripteurs ne sont toujours pas honorés

Leur attente pour bénéficier d’un logement en location-vente a duré presque dix ans, mais jusqu’à présent aucune réponse franche ne leur a été fournie. “Notre calvaire a commencé en 2001, lorsque nos dossiers ont été transférés à la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (Cnep Banque) pour bénéficier d’une formule dite AADL/Cnep, dont deux sites ont été dégagés à Réghaïa et à Rouiba, mais cette dernière n’a jamais été concrétisée’’ a déploré hier, M. Belhedad Nabil, l’un des premiers souscripteurs de ce fameux projet, lors de sa visite à notre rédaction.

De son coté Mouali Mourad a déploré le laisser-aller des autorités compétente, à leur tété le ministre de l’Habitat. “Nous avons frappé à toutes les portes mais rien ne se profile à l’horizon. Nous avons adressé un ensemble de 57 correspondances, aux institutions étatiques et aux services concernés pour intervention et réhabilitation de notre droit à accéder au logement AADL, de type location-vente, resté à ce jour vain et infructueux, concernant notre exclusion caractérisée et subie pour l’obtention légale d’un logement type location-vente, destiné par le programme du président de la République à notre catégorie de population. Malgré d’une part, l’éligibilité de nos dossiers, telle que octroyée par l’agence dite AADL, et, d’autre part, la réalisation de milliers de logements AADL, nous, premiers postulants inscrits durant la période du 18 août au 31 décembre 2001, sommes toujours exclus des listes des bénéficiaires sous prétexte d’un transfert vers une autre formule’’ déplore-t-il

Des recours, des marches et des démarches ont été menées par ces délaissés, mais sans aboutir à aucun résultat. Ils sont prés de 4000 bénéficiaires non honorés. Il est à rappeler que, les souscripteurs AADL qui se sont manifestés récemment devant le siège de son département ont été informés de l’inéligibilité de leur dossier. Ce qui est complètement erroné dira notre interlocuteur. “Nous comprenons que l’offre est en deçà de la demande, mais le vrai problème se situe ailleurs, dans l’extrême rapidité des attributions des logements distribués sans aucun critère de transparence, de droit et de priorité. Là c’est une njustice sociale évidente” se plaint-il. Et de renchérir : “Cet arbitrage ne pourra aboutir qu’en déterrant et déblayant nos malheureux dossiers, transférés depuis presque 10 ans vers une formule qui s’avère malheureusement, à ce jour, à géométrie variable et éventuellement aux conséquences néfastes, et ce, au vu des nouvelles donnes, en particulier en matière de critères d’éligibilité et des règles de mérite’’.

En effet, cette catégorie de souscripteurs précise que sa mobilisation, légale et civique, demeurera en vigueur et ne pourra que prendre des proportions imprévisibles dans le cas où les prémisses d’un éventuel arbitraire détournement du projet des 4000 logements, à réaliser prochainement par la banque CNEP au niveau des sites de Rouiba et Réghaia seraient confirmés et ce, au profit de souscripteurs ayant déjà procédé au payement d’une première tranche, à la place des postulants, initialement prévus par leurs lettres d’engagements légalisées dans le cadre de ladite formule.

Enfin, les premiers souscripteurs non honorés menacent de passer à l’action “occupation par la force de ces logements inoccupés’’ si leurs doléances ne seront pas prises au sérieux.

Y. Maouchi