Par: M. O. Benmokhtar
Le problème du transport se pose encore et toujours en Kabylie. Pourtant, ce ne sont pas les moyens assurant l’activité qui manquent. Les fourgons pullulent dans la région. D’ailleurs, les opérateurs sont, à plusieurs reprises montés au créneau, à Tizi Ouzou notamment, pour dénoncer l’attribution jugée «excessive» des lignes de transport. En effet, force est de constater que le nombre des prestataires a sensiblement augmenté. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, cela n’a résolu en rien le calvaire des voyageurs. En fait, la disposition initiée par les responsables du secteur a eu, pour ainsi dire, un effet contraire à celui escompté. La mesure d’attribuer ces lignes «sans compter», n’aura finalement fait que créer une situation tout aussi dramatique que celle que vivent des centaines de voyageurs au quotidien. Cette situation qu’on imagine insupportable, concerne, elle, les transporteurs, du moins certains d’entre eux. Ces derniers, pour espérer faire une rotation quotidienne de plus, passent la nuit au niveau des stations de fourgon ! Il est clair, en outre, que ceux-ci ne bougeront pas de leurs arrêts tant que leurs véhicules ne soient pas remplis jusqu’à la dernière place, comme cela se fait dans les différentes lignes de transport. Autrement dit, les citoyens qui ne seront pas dans ces arrêts et qui attendant le passage d’un quelconque fourgon, sont soumis à un véritable dilemme. Attendre un véhicule qui ne passera pas ! Le véritable problème se pose, en somme, dans la régularisation du secteur. L’intervention des services concernés et plus que nécessaire. Cela libérera les voyageurs du dictat imposé par les opérateurs et permettra à ces «professionnels» de voir plus clair.
M. O. B
