Comment…taire ? : Chut, on vole même les cimetières!

Par: M. O. Benmokhtar

Décidément tout est «volable» en Kabylie. Quand on s’aventure pour quelques sacs d’olives, comme cela se passe dans la commune de Tinebdar, c’est qu’on doit tout surveiller chez soi. Le moindre objet peut attirer les convoitises. Même les pioches et les pelles d’un cimetière ! L’essentiel pour ces voleurs «nouvelle génération» est de se procurer de l’argent de poche, en attendant des jours meilleurs. En outre, cette situation de sauter sur la moindre occasion, renseigne sur l’état d’âme qui anime des pans entiers de la société locale. Le désarroi, le manque de perspective, la misère… font partie du lot quotidien de ces jeunes et moins jeunes. En Kabylie, le chômage, qualifié de source de tous les maux qui peuvent frapper une quelconque société est toujours de mise. Les différents programmes initiés pour combattre le phénomène n’ont pas encore résolu le problème. L’ANSEJ, la CNAN entre autres organisme mis en place afin justement d’annihiler le chômage, multiplient les sorties pour inciter les citoyens à venir investir dans le cadre de ces dispositifs. Des dispositifs qui ont, il vrai, suscité un engouement particulier chez la population, mais toujours est-il que «le mal» est loin d’être complètement éradiqué. Au contraire, le chômage fait encore des siennes au sein de la société et ce n’est certainement pas les vols, qui se multiplient dans les différents endroits, qui peuvent contredire la donne. Lorsqu’on s’attaque à des cimetières, le fait devient gravissime.

M. O. B.