Après les prénoms amazighs / L’APC de Tizi Ouzou récidive

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Après l’épisode de refus des prénoms amazighs, par l’APC de Tizi Ouzou, cette même administration vient de récidiver en refusant d’inscrire des nouveau-nés sous des prénoms tels que  » Eva, Rachel, Samuel et Nathalie… « , Apprend-on d’une source concernée par le dossier. Notre source a souligné que l’affaire du refus de ces prénoms est  » entre les mains du procureur de la République près le tribunal de Tizi-Ouzou « , et d’ajouter, que d’autres nouveau-nés, pour qui on a choisi des prénoms comme David, Yoram et Yeshoua ont été refusés aussi. A souligner que toutes ces naissances ont eu lieu à la ville des Genêts, plus exactement à la clinique Sbihi de la même ville. Notre source nous a informé que  » Les quatre premiers cas ont déjà reçu le refus catégorique du procureur de porter les prénoms cités sur le registres des naissances parce qu’ils n’ont pas une consonance algérienne et ne figurent pas sur les listes des prénoms autorisés. Certains d’entre les parents « , souligne encore notre source,  » se sont même vus manqués de respect de la part du procureur et de son adjoint (e) « . Par ailleurs, la même source précise que tous ces cas  » datent de plus de 2 mois « . Sur un autre registre, notre source a indiqué que “ Pour les quatre autres cas, les demandes ont été déposées au près des services concernés, chez le procureur en attendant son prochain refus ”. Il s’est avéré il y a trois jours, qu’un des concernés, en demandant ses droits auprès du procureur principal, a tout bonnement reçu cette réponse  » moi, je suis algérien ; je prends votre dossier, mais je vous le dit à l’avance que la réponse est non « . La personne en question  » est prête à témoigner « , précise notre source. Un autre, ajoute-t-elle encore,  » a reçu tout bonnement cette réponse : “ Si vous êtes chrétiens, alors quittez le pays ”. D’autre part, notre source se demande  » pourquoi d’autres nouveau-nés inscrits sous des prénoms similaires à ceux refusés à Tizi Ouzou, n’ont pas eu de résistance que ce soit à Alger ou à Oran ?  » Ce refus de prénoms à consonance chrétienne relance, encore une fois, le débat sur la liberté des parents de choisir le prénom qu’ils veulent à leurs enfants, et surtout sur la liberté de conscience, au moment où des chrétiens sont poursuivis par la justice pour pratique non autorisée d’un culte autre que musulman.

M. M.

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