Par: M. O. Benmokhtar
La direction de l’éducation de la wilaya de Tizi-Ouzou est-elle vraiment dotée d’un service de communication ? La question mérite d’être posée même si officiellement un chargé de communication a été bel et bien nommé. C’est que ce soi-disant chargé de communication communique mal et très mal même. D’ailleurs, ils sont bien rares, pour ne pas dire inexistants, les communiqués parvenant de cet organisme. Pourtant, ce n’est pas la matière qui manque ! Hier, la presse de la wilaya était surprise de lire dans les colonnes d’un journal arabophone la nouvelle de la mise à l’écart d’une directrice et d’une enseignante à Tizi-Ouzou. Ce n’est pas la première fois, en fait que de tels «scoops» soient publiés, dans ce même journal, sans communiquer l’information aux autres journaux. Pourtant, les journalistes des autres organes de presse de la wilaya sont loin d’être fainéants, comme peuvent le penser certains. En fait, ce qui y a, c’est que «le chargé de communication» réserve toujours «l’exclusivité» à ce journal arabophone, comme si la cellule de la communication est sa propriété privée. Qu’on ne vienne donc pas demain accabler un journaliste ou un autre si celui-ci tombe dans une erreur. L’info est cadenassée au niveau de cette direction, et ce, au gré de ce chargé de communication, invité à revoir sa copie. La direction où il exerce sa fonction doit également réagir pour éviter que de tels scénarios se reproduisent. Une cellule de communication est censée communiquer avec tout le monde et de garder ses bureaux ouverts pour tous les journalistes. C’est cela sa mission, avant toute autre considération. Et dire que le directeur de l’éducation de la wilaya ne cesse de répéter que ses services sont toujours à disposition pour une quelconque information.
M. O. B.
