Dans une lettre qu’il lui a adressée, le président de l’APW de Béjaïa a saisi le premier ministre, au sujet cette fois du cas de l’entreprise publique du bâtiment et des travaux publics (EPBTP d’El Kseur), après avoir saisi simultanément le directeur de la société de gestion des participations (SGP) de laquelle dépend cette société en mai dernier, puis le ministre de tutelle, celui de l’habitat et de la construction en l’occurrence, en juillet, sans qu’il n y ait d’amélioration de la situation des salariés de cette entreprise qui cumulent douze mois d’arriérés de salaire.
Considérant les derniers développements connus par cette entreprise comme étant un massacre économique du fait qu’elle passe sous la coupe de l’entreprise GITEC Sétif dont les documents présentés, à la place de ceux de l’EPBTP dont le registre de commerce a été radié avec célérité à la caisse nationale des assurances sociales ne sont pas reconnus par cette dernière faisant subir le martyre aux travailleurs qui n’arrivent plus à se faire rembourser leurs frais médicaux, le président de l’APW demandera à Ouyahia de l’arrêter dans les meilleurs délais. Pour étayer ses propos, il rappellera l’instruction de la SGP de mars de l’année en cours laquelle stipule clairement que les aides financières au bénéfice de l’EPBTP doivent exclusivement servir pour l’activité de la production et la relance de cette entreprise, ce qui n’est pas le cas, du moment que les travaux d’achèvement de la promotion immobilière dite des 232 logements réalisée par cette dernière, sont toujours à l’arrêt, faisant conclure au rédacteur que c’est l’un des motifs qui font penser qu’il y a une volonté délibérée de mettre à genoux cette entreprise en sus du refus de régler les arriérés de salaire en passant par les inexplicables mutations des syndicalistes pour briser toute contestation. En conclusion, Hamid Ferhat interpellera le chef du gouvernement en lui demandant de mettre un terme à cette incroyable folie qui s’abat sur les fleurons de la région. D’ailleurs, dans la lettre envoyée au ministre de l’Habitat et de la Construction, il avait déjà demandé l’annulation de la décision de dissolution de cette entreprise ainsi que son absorption par l’entreprise GITEC Sétif ; tout en rappelant que la décision de la dissolution de cette entreprise ne répond à aucun motif économique valable mais plutôt à celui de vouloir dépouiller la wilaya de Béjaïa de l’une de ses forces économiques et d’en empêcher ainsi son développement.
Il y a une dizaine de jours de cela, les représentants des travailleurs de cette entreprise se sont réunis et ont dénoncé cette volonté de nuire à leur entreprise en rappelant que malgré l’existence d’un plan de charge conséquent pouvant servir de levier pour relancer leur société associé à la volonté de fer affiché par le collectif des travailleurs malgré la non perception de douze mois d’arriérés de salaire, les responsables, au lieu de profiter de ces opportunités, persévèrent dans leur logique de pourrissement en laissant l’entreprise se morfondre dans un marasme qu’aucune conscience ne saurait admettre. Qualifiant la situation actuelle de l’EPBTP d’El Kseur comme une grave dérive, le président de l’APW se solidarise totalement avec les travailleurs de cette dernière et souhaite une intervention de l’Etat dans les meilleurs délais.
A. Gana
