Le mot d’ordre de grève partiellement suivi

Des bus à l’arrêt ont formé hier matin plusieurs files de plus d’une centaine de mètres chacune sur les deux principaux boulevards de la ville de Béjaïa.

Des bus appartenant à des transporteurs travaillant sur des lignes urbaines de Béjaïa ville. Ces derniers ont observé hier un arrêt de travail, en réponse à l’appel lancé dernièrement par le bureau local de l’Union nationale des transporteurs algériens. Cette action de protestation, explique le syndicat des transporteurs dans un communiqué de presse, intervient conséquemment à la délivrance  » d’une centaine de lignes urbaines sans aucune étude ni utilité « .

Des lignes au nombre de 410, selon le même syndicat,  » sillonnant la ville de Béjaïa dans un encombrement infernal (…). Cette montée au créneau des transporteurs urbain de la commune de Béjaïa est aussi une forme de protestation contre leurs conditions de travail. Pour le bureau de Béjaïa de l’Union des transporteurs algériens l’octroi de nouvelles lignes sans tenir compte des besoins de la population locale a plongé le secteur des transporteurs dans  » l’anarchie totale « . Le président du bureau de wilaya de l’UNAT se dit ne pas comprendre l’objectif recherché par les instigateurs de cette  » politique destructrice « .

Il semble même que la mise en service de la régie communale du transport urbain n’est pas du goût du syndicat des transporteurs de Béjaïa. Selon ce syndicat depuis sa mise en service au mois de juillet dernier, les bus de l’entreprise de transport urbain de Béjaïa opèrent en violation, de la réglementation en vigueur. “Des bus de grands gabarits exploités par l’ETUB embarquant et débarquant des passagers en dehors des arrêts de bus et changeant de lignes (…) tout en utilisant une billetterie non conforme à la réglementation (prix et destination non mentionnés)», révèle le président du bureau de Béjaïa de l’Union nationale des transporteurs algériens dans le communiqué rendu public. En outre, des dizaines de transporteurs assurant par le passé le transport des étudiants sont montés hier aussi au créneau pour manifester leur colère suite à leur exclusion et leur remplacement par d’autres venus des wilayas limitrophes.

Ces derniers n’ont tout simplement pas été retenus pour la soumission 2010/2011. Il est à signaler en dernier lieu que le mot d’ordre de grève de l’UNAT a été partiellement suivi par les transporteurs urbains de la commune de Béjaïa.

B. B.