Barrassée de ses ordures, la route nationale 71, sur son tronçon qui relie Aïn El Hammam à Yataffen, commence à refléter une autre image que celle qui la caractérise depuis des années. Tout le monde a remarqué ces derniers jours, la présence de quelques jeunes, nouvellement recrutés, en train de nettoyer les abords de la route qu’ils débarrassent d’emballages de bière et autres détritus qui en faisaient un dépotoir à ciel ouvert. Les fossés et les accotements deviennent plus propres que d’habitude bien que certains endroits, tels les environs immédiats de l’hôpital, demandent une action plus accentuée. Les détritus collectés sont ensuite transportés par camions entiers jusqu’à la décharge publique. Malheureusement, cette «embellie» risque de ne pas durer très longtemps. Chaque nuit, des buveurs et autres citoyens indélicats prennent un malin plaisir à engorger à nouveau les fossés avec des canettes vides et des sachets d’ordures. De ce fait, un travail de longue haleine attend les autorités qui ne doivent pas baisser les bras devant une telle situation. Le passage régulier (une fois par semaine) du camion de la voirie, pour éviter l’amoncellement des ordures à certains endroits stratégiques, est vivement souhaité. Ce serait peut être la meilleure façon de sensibiliser «ces ennemis de l’environnement». Par ailleurs, il faut noter l’absence des services d’entretien de la chaussée sur la traverse de Akkar, un chemin communal qui donne l’impression d’être abandonné. Peu entretenues, certaines routes ont subi les conséquences des pluies de cette année. Des trous par endroits, des gravats ou des mares d’eau, en d’autres, sont le lot quotidien des automobilistes qui commencent à préférer le détour par «l’embranchement», plus long mais nettement plus praticable. Moins visibles, la piste menant au village de Tamjout, ou encore l’accès au CEM de Ouaghzen, demeurent à longueur d’année, le calvaire des conducteurs qui les empruntent.
A. O. T.
