Les acquéreurs des logements LSP crient au scandale et accusent

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Les acquéreurs des 32 logements LSP d’Illoula Oumalou attendent la réception de leurs habitations depuis 2004.

Les acquéreurs des 32 logements LSP de la commune d’Illoula Oumalou ne savent plus à quel saint se vouer pour faire aboutir leur dossier, à la traîne voilà 6 longues années. Un des représentants du collectif de ces acquéreurs affirme que toutes les autorités concernées sur le sujet ont été saisies mais en vain. «Nous avons adressé dernièrement une lettre ouverte au président de la république… », a indiqué notre interlocuteur, qui s’est présenté dans notre bureau au cours de la semaine passée, afin justement de crier son désarroi et celui de ses compères. «Le comble, c’est que le projet confié en 2004, n’est qu’à 15 % du taux de réalisation !», ironise-t-il. C’est dire que l’attente de ces acquéreurs risque de durer encore, cela d’autant que le bout du tunnel ne se dessine pas à l’horizon. En effet, le projet est à l’arrêt et ce, depuis 2006, année de la résiliation du contrat avec le promoteur. Il est à noter, en outre, que le promoteur a été l’objet d’une annulation d’acte de vente délivrée par la chambre administrative d’Alger. Ce jugement «exécutoire et non suspensif» datant du 2 mars 2009, n’a pas été appliqué selon le même représentant du collectif des acquéreurs. «Nous avons été victimes d’un promoteur défaillant et d’une machination qui ne dit pas son nom !», martèle ce dernier. Il est vrai, doit-on dire, que ledit projet a vraiment tardé pour voir le jour, sachant que la date prévue pour la remise des clés aux acquéreurs était le 31 décembre 2007. Les pouvoirs publics doivent réagir et se saisir convenablement du dossier. En tout cas, ces acquéreurs n’ont nullement l’intention de lâcher prise, eux qui ont investi leurs économies de plusieurs années dans ce projet. «Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout de notre revendication. Il s’agit de notre droit qu’on va défendre corps et âme. La meilleure, c’est que ce promoteur a revendu une partie de ces logements pour des personnes ne figurant pas sur la liste avalisée par la CNL !», dira encore notre interlocuteur. Et de poursuivre : «Tout cela se déroule au su et au vu de tout le monde, sans que personne ne lève le petit doigt». Le collectif accuse les domaines de la wilaya notamment d’être pour quelque chose dans «la machination bureaucratique», qui bloque le dossier. L’APC d’Illoula Oumalou est également citée pour son silence dans cette affaire. Quoi qu’il en soit, ces acquéreurs espèrent une fin de leur calvaire dans les plus brefs délais et que les promesses qu’ils ont reçues notamment de la DLEP de Tizi-Ouzou se concrétisent enfin. La DLEP leur a promis en fait de prendre le dossier en charge. C’était… le 2 février 2010. Presque dix mois après, rien n’est encore fait. Il y a de quoi s’impatienter et même se poser des questions, cela dans la mesure où la résolution est claire.

M. O. B.

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