La grogne couve chez les gérants d’auto-écoles d’Akbou, qui sont confrontés à des conditions de travail pour le moins lamentables. Ces derniers sont découragés, et c’est le moins que l’on puisse dire, avec la noble mission d’éducation et de formation des conducteurs qui leur est assignée, en raison de l’épineux problème du circuit qui perdure.
Pourtant, depuis des lustres, les concernés n’ont eu de cesse de faire antichambre auprès de toutes les autorités habilitées à le solutionner. Mais que de requêtes sans suite, de démarches inabouties et de promesses sans lendemains ! Les auto-écoles ont même, en désespoir de cause, entrepris plusieurs actions de rue, dont la dernière en date, remonte au début du mois de novembre dernier, dans le but de secouer le cocotier en amenant les pouvoirs publics à s’apitoyer sur leur sort. Rien n’y fait ! “A l’occasion d’une réunion que nous avons tenue il y a quelques mois avec un représentant de la direction des transports et des responsables de l’APC d’Akbou, je leur ai fait part de mon étonnement que les autorités mettent sur un même pied d’égalité un individu et 27 auto-écoles qui travaillent dans la légalité qui font dans la formation et qui paient leurs impôts», tempête Achour Amri, le représentant du syndicat des auto-écoles d’Akbou. Notre interlocuteur fait allusion au jeune détenant une autorisation en bonne et due forme, délivrée par l’APC pour exploiter le “circuit” comme parking durant les horaires de visite de l’hôpital, à proximité duquel est situé le site. Résultat des courses, “nous ne pouvons travailler que trois demi-journées par semaines, trois jours étant réservés aux examens», se lamente M. Amri. Du coup, ce sont 27 auto-écoles qui se disputent un espace aussi étriqué qu’un mouchoir de poche. Un “pousse-toi un peu que je m’y mette” qui tourne parfois à la chamaillerie, déplore-t-il. Pourtant, “nous ne demandons qu’un espace pour travailler sans être dérangés», fulmine Mr. Amri, qui s’insurge par ailleurs, sur les absences régulières du maire d’Akbou aux différentes réunions. “On se demande pourquoi le P/APC refuse de se réunir avec les auto-écoles», s’interroge-t-il. Notre interlocuteur nous fera savoir que la promesse de la municipalité formulée lors d’un premier conciliabule et consistant en l’aménagement d’un circuit d’auto-école au niveau de Bouizane, à la sortie d’Akbou, est restée au stade de vœu pieu. De même que l’intention des autorités locales, affichée à l’occasion d’une récente réunion, de donner corps à un projet de même nature au quartier Guendouza, a débouché sur un flop. Sans doute, ont-ils été mis, dans le secret des Dieux, les riverains se sont précipités sur le terrain en question pour y planter des arbres décoratifs. Et vogue la galère ! “Nous avons trop attendu. Si d’ici à la semaine prochaine, aucune solution ne se profile à l’horizon, nous réinvestirons la rue pour faire entendre notre voix», promet le syndicat des auto-écoles.
N. Maouche
